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Titre
« Frapper le fer. L’art des forgerons africains »
Date
Du 19 novembre 2019 au 29 mars 2020
Descriptif

« À travers près de 230 œuvres exceptionnelles, l’exposition dévoile la technicité complexe et riche de l’une des traditions de fer forgé les plus sophistiquées au monde. Panorama inédit des créations de ces maîtres du feu depuis plus de 2500 ans.
Peu d’endroits dans le monde ont un rapport aussi puissant avec le fer que l’Afrique subsaharienne. Depuis plus de deux millénaires, le travail de l’un des matériaux les plus fondamentaux de la planète a révolutionné le continent et façonné en profondeur ses communautés et cultures, des champs aux foyers, des terrains de bataille aux lieux religieux. Sous le marteau du forgeron africain, maître du feu et virtuose de la transformation, le métal a été fondu, forgé, martelé puis métamorphosé en objets, et parfois investis d’un pouvoir social et spirituel, avec une sensibilité artistique impressionnante.

Orchestrée par l’artiste et forgeron américain Tom Joyce et les membres du comité scientifique, l’exposition « Frapper le fer, l’art des forgerons africains » déploie une diversité de formes et de traditions autour du fer dans différentes régions du continent subsaharien. Près de 230 pièces réalisées entre le 17e siècle et l’époque contemporaine, allant de la sculpture en bois à une myriade de formes de monnaies, instruments de musique, armes, objets de prestige, témoignent du talent et des prouesses techniques des forgerons d’Afrique, personnages autant vénérés que craints. Un ensemble unique d’œuvres, de collections publiques et privées, originaires de plus de quinze pays parmi lesquels le Nigeria, le Mali, le Bénin ou la République démocratique du Congo, est réuni au musée du quai Branly - Jacques Chirac pour l’une des présentations les plus complètes jamais réalisées. »

Exposition organisée par le Fowler Museum at UCLA, Los Angeles, grâce aux contributions majeures du National Endowment for the Humanities et du National Endowment for the Arts. L’exposition a également reçu le soutien du Martha and Avrum Bluming Exhibition Fund.


Titre
« Circulations durant l’Holocène autour du Maghreb : entre le continent et les îles » — Universidad de La Laguna Ténérife (Îles Canaries, ES)
Date
Du 17 au 22 février 2020
Descriptif

Colloque organisé par l’IRN DECAPAN


Titre
Caterina Scalvedi (Univ. of Illinois-Chicago), « Imperial Histories of Fascist Education (1922-1943) » — Universidad de La Laguna Ténérife (Îles Canaries, ES)
Date
Du 25 février, 14 h au 29 février 2020 16 h
Titre
Robert Vernet (Institut mauritanien de recherche scientifique), « Cartes anciennes et littoral atlantique saharien » — Universidad de La Laguna Ténérife (Îles Canaries, ES)
Date
Mardi 25 février 2020, 19 h-21 h
Descriptif


Titre
« L’orientalisme en train de se faire »/4 — Universidad de La Laguna Ténérife (Îles Canaries, ES)
Date
Vendredi 28 février 2020, 13 h-17 h
Descriptif

(1) Où sont les Algériens ? Les correspondants “indigènes” de Basset, des intermédiaires dans l’orientalisme et la société coloniale ?
Anna Damon (Master PDI) et Augustin Jomier
Discutante : Jocelyne Dakhlia (EHESS)

(2) René Basset, un intellectuel et ses réseaux en Algérie
Marie Bossaert et Zeynep Ertuğrul (doctorante à l’Université de Humboldt, Berlin)
Discutant : Emmanuelle Sibeud (Université Paris 8-Saint-Denis)


Titre
« Historical Ecology for the Future » — Universidad de La Laguna Ténérife (Îles Canaries, ES)
Date
Samedi 29 février 2020
Descriptif

Ce congrès a pour objectif de promouvoir les recherches en écologie historique sensu lato et de permettre aux chercheurs de différentes disciplines (géographes, biologistes, historiens, archéologues, etc.) de présenter leurs dernières recherches et d’échanger avec une communauté transdisciplinaire. Sont bienvenues TOUTES les communications comportant une dimension temporelle (de quelques dizaines à plusieurs milliers d’années) et apportant des enseignements sur le passé (afin de mieux comprendre le présent et mieux anticiper les problématiques futures).


Titre
« Les humains et la terre : évolution des milieux et des pratiques à l’heure de l’Anthropocène / Humans and earth : Evolution of environments and practices in the “Anthropocène” » — Universidad de La Laguna Ténérife (Îles Canaries, ES)
Date
Samedi 29 février 2020
Descriptif

Les Reclusiennes 2020 porteront sur le thème du changement des milieux et des pratiques à l’heure de ce que l’on appelle « l’Anthropocène ». À l’occasion de l’anniversaire des 115 ans de la parution de L’Homme et la Terre, ainsi que des 190 ans de la naissance de son auteur, Élisée Reclus, la huitième édition des Reclusiennes portera sur le changement des milieux et des pratiques dans nos sociétés contemporaines. Face aux dérives actuelles de l’environnementalisme technocratique ou de la géo-ingénierie, ce colloque souhaite favoriser des communications reprenant la mésologie évoquée par Élisée Reclus et s’appuyant sur une mésologie sociale évitant les pièges du mysticisme ou de la naturalisation du social.

Texte Appel

L’Homme et la Terre (1905-1908) est l’œuvre majeure d’Élisée Reclus, géographe, anarchiste, et écrivain, né à Sainte-Foy-La-Grande en 1830 et mort à Torhout en 1905. Publiée en six tomes, principalement de manière posthume, elle marque l’« aboutissement » de la grande trilogie reclusienne, entamée avec La Terre (1868-1869) et La Nouvelle Géographie universelle (1876-1894)[1]. Son ambition est d’étudier les sociétés humaines « dans la succession des âges » et « dans les diverses contrées du globe »[2], des premiers hominidés jusqu’à l’aube du XXe siècle. Si la démarche est définie comme une « géographie sociale »[3], elle relève fondamentalement de l’esprit encyclopédique, où l’étude de la nature – géographie, botanique, géologie, zoologie, etc. – est étroitement associée à l’étude de l’humain – anthropologie, histoire, archéologie, sociologie, etc. –, afin de mieux comprendre les interactions entre ces deux domaines, dont la séparation divise l’unité du savoir. Une séparation qui s’avérerait de plus en plus stérile, notamment pour saisir la pleine mesure de la transformation des milieux par les activités humaines au prisme d’une géohistoire où « la Géographie n’est autre chose que l’Histoire dans l’espace, de même que l’Histoire est la Géographie dans le temps »[4].

Cette intuition – de l’insécabilité des hommes, des femmes, et du vivant qui peuplent la Terre – trouve son origine dans les premières productions de l’auteur. En effet, dès 1864, dans la recension que fera Élisée Reclus de l’ouvrage Man and Nature de George Perkins Marsh, celui-ci écrira : « La terre est le corps de l’humanité [tandis] que l’homme [au sens d’humanité] est l’âme de la terre »[5]. Si les deux auteurs s’accordent sur l’influence grandissante des humains sur la nature, leur approche se différencie cependant quant à leur conception de l’humanité[6]. Tandis que Marsh insiste sur « le caractère terriblement destructeur de l’homme » [7], Reclus ne cesse de rappeler que « suivant l’état social et les progrès de chaque peuple, elle [l’action humaine] contribue tantôt à dégrader la nature, tantôt à l’embellir »[8]. En sorte qu’entre les deux auteurs, la distinction entre la géographie physique et la géographie sociale se joue dans celle qui s’établit entre la nature humaine et la condition humaine, entre l’imperméabilité d’une essence et sa diversification en fonction des circonstances.

Ainsi, chez Reclus l’évolution des milieux naturels ne saurait être détachée des milieux sociaux et techniques, historiquement et géographiquement déterminés, mais surtout de l’idée d’une évolution des pratiques humaines toujours suspendue à trois ordres de faits, à savoir la « lutte des classes », « la recherche d’équilibre », et « la décision souveraine de l’individu »[9]. Il n’y aurait dès lors ni progrès, ni régrès, absolument linéaires en matière d’évolution humaine, de changements écologiques, sociaux, et techniques – mais bien une nécessité grandissante à délibérer constamment sur « la gérance commune de la société, en harmonie avec l’influence du milieu »[10], ou plus exactement des milieux.

Cette aspiration, bien que recoupant plusieurs aspects de la pensée environnementaliste[11], ne saurait faire oublier la diversité des courants qui composent cette dernière, allant même parfois jusqu’à dresser le portrait d’un humain dégradé par rapport à la nature et non des systèmes sociaux agissant différemment en son sein. Fondamentalement, cet idéal de gérance commune des milieux esquissé par Reclus, et partagé par ses collaborateurs[12], rejoint son idéal anarchique où les rapports entre sciences, arts, et pouvoir restent profondément à interroger pour définir les espaces d’émancipation et y tendre de façon concrète par la pratique[13].

Ce débat qui pourrait paraître aujourd’hui daté retrouve pourtant une actualité certaine, alors que George Perkins Marsh est souvent cité comme un des premiers penseurs de l’Anthropocène, à savoir une nouvelle époque géologique qui serait dominée par les activités humaines[14]. Se dégagent ainsi de nouveaux récits où les considérations sur la nature humaine prennent le pas sur la condition humaine[15], où les rapports de classes, de genres, et de races disparaissent au profit d’une grande odyssée indifférenciée de l’espèce[16]. À ce titre, la possibilité, voire la nécessité, d’une nouvelle approche mêlant à la fois les perceptions sur l’évolution des milieux, ce qu’elles produisent en termes de transformation sociale et politique des pratiques, à un idéal émancipateur se fait de plus en plus sentir à la suite du projet d’Élisée Reclus.

À l’occasion de l’anniversaire des 115 ans de la parution de L’Homme et la Terre, ainsi que des 190 ans de la naissance de son auteur, la huitième édition des Reclusiennes portera sur le changement des milieux et des pratiques à l’heure de l’Anthropocène afin d’ouvrir un dialogue entre les sciences, les arts, et les mouvements associatifs. Face aux dérives actuelles de l’environnementalisme technocratique ou de la géo-ingénierie, il est temps de reprendre la mésologie évoquée par Élisée Reclus et de promouvoir une mésologie sociale évitant les pièges du mysticisme ou de la naturalisation du social. Dans le sillage de Uexküll[17] et Gibson[18], l’anthropologie écologiste de Tim Ingold[19], l’anthropologie des rencontres interspécifiques et des frictions globales d’Anna Tsing[20], l’épistémologie de la perception et de la trajection d’Augustin Berque[21] ainsi que le tournant sociologique de la théorie de l’acteur réseau[22] ou encore la sociologie pragmatique des transformations socio-environnementales[23], ont amplement contribué au renouveau de l’approche des milieux par le prisme de l’interaction et des formes de coalitions entre humains et non-humains[24].

En ce sens, trois axes d’intervention, ainsi que leur articulation, seront privilégiés : (1) Croisez les « natures » ; (2) Débattre les « milieux » ; (3) Interroger « les outils » et les utopies.

Surtout, trois communautés seront invitées à y réfléchir pour discuter de ces thématiques ensemble : les chercheurs, les artistes, et les associatifs

Dans le cadre de cet appel à destination de la communauté scientifique, les chercheurs en sciences de la nature, des sociétés, et des techniques, pourront proposer des communications sur les points suivants :

Axe 1 – Croiser « les natures » / Crosse « natures »
- Le changement des milieux naturels d’origine humaine à l’échelle globale, justifie-t-il une nouvelle époque géologique du nom d’Anthropocène ?
- Quelles histoires et géographies, mais aussi anthropologies, peut-on faire de l’anthropisation des milieux naturels ?
- Que reste-t-il des milieux naturels et de l’idée d’une « nature » séparée de la « société », en somme des débats entre géographie physique, géographie sociale, et géohistoire ou entre anthropologie biologique, anthropologie sociale ?
- De quelle manière les débats sur l’Anthropocène bousculent-ils la pratique scientifique et le rôle du chercheur ?

Axe 2 – Débattre les « milieux » / Social and natural conditions in debate
- Si milieux naturels et mieux sociaux sont inséparables, comment construire un dialogue entre l’étude de la nature et celle des sociétés, mais aussi les arts et les lettres ?
- Comment le changement global des milieux naturels transforme-t-il les milieux sociaux, à travers les questions de résilience, de transition, et d’effondrement ? Notions dont il convient de préciser la généalogie et les usages.
- Quelles gérances collectives en harmonie avec l’influence des milieuxpeuvent être proposées, si le changement global ne marche pas de pair avec la gouvernance globale ?
- Sur quelles bases un débat public concernant l’Anthropocène et ses enjeux peut-il avoir lieu ?

Axe 3 – Interroger « les outils » et les utopies / question the “tools” and Utopia
- Si la technique est l’extension d’un rapport entre les humains et « la nature », de quelle manière est-elle un vecteur de changement des milieux, mais aussi de nouveaux risques ?
- De quelle manière la transformation générale des milieux naturels en milieux techniques, amène-t-elle à interroger les enjeux de l’aménagement ?
- Quelles seraient les techniques et les critères de mesure d’un aménagement accordant les milieux sociaux et naturels ensemble ?
- Quelle place donner aux processus participatifs dans l’innovation technique et l’aménagement à l’heure de l’Anthropocène ?

Les conférences, ateliers, et débats des Reclusiennes auront lieu du jeudi 9 au samedi 11 juillet 2020 à Sainte-Foy-La-Grande (33 – Gironde, France).

L’ouverture et la fermeture du festival auront respectivement lieu le mercredi 8 juillet et le dimanche 12 Juillet 2020.

Soumission
- Cet appel à communication s’adresse à la communauté scientifique, française et internationale, qui s’intéresse aux notions de « changement global »26 et d’« Anthropocène »27 d’un point de vue environnemental et sociétal.
- Les résumés retenus feront l’objet d’une communication de 20 minutes lors de l’une des différentes sessions des Reclusiennes des 9, 10 et 11 juillet 2020. Dans l’esprit de ce festival, un appel à destination des artistes et des associations sera également lancé de façon complémentaire. À cet égard – et afin d’enrichir les échanges avec le public, les artistes, et les associatifs – les chercheurs sont invités à innover dans leurs présentations en intégrant des formes d’expressions diverses (textes, sons, photos, vidéos), ainsi que des ouvertures possibles vers les autres axes d’intervention.
- Les propositions seront formulées sous la forme d’un texte de 3 500 signes précisant l’axe d’intervention privilégié, le titre de la proposition, prénom(s), nom(s), l’appartenance institutionnelle et le format de la communication (par exemple : projection Powerpoint, extrait d’une vidéo de terrain, etc.).
- Ce texte sera accompagné de 10 références bibliographiques (maximum) et d’une biographie synthétique de 400 signes.
- Le fichier de la proposition devra être nommé et complété de la manière suivante : Reclusiennes_2020_Prénom_Nom_-­‐_Titre_de_la_proposition_(Axe_N°_).pdf
- Les résumés des propositions devront être transmis avant le 29 février 2020 au format doc. ou PDF à conf chez lesreclusiennes.fr
- Frais d’inscription : 50€ TTC (38€HT + TVA + prélèvement 10% délégation régionale CNRS)
- Gratuité pour : doctorants et post-­‐doctorants, étudiants, habitants du QPV et visiteurs

Contacts :
- conf chez lesreclusiennes.fr
- Association Cœur de Bastide, 44 rue Alsace Lorraine, 33220 Sainte-Foy-la-Grande, France
- Marc Sahraoui Tel 06 79 83 83 23 marc chez lesreclusiennes.fr

Organisation pratique

L’hébergement des conférenciers est assuré, soit chez l’habitant, soit en chambre de 2 à 4 lits. La restauration est assurée sur place.

Il s’agit d’un festival mêlant à la fois la pensée et l’action, les habitants et les intervenants, dans une visée d’éducation populaire et d’animation sociale et culturelle, où les expositions artistiques, les projections cinématographiques, et les représentations musicales et théâtrales sur le thème du changement global et de l’Anthropocène seront pleinement intégrées. Il est ainsi attendu que les communications prennent en considération ce contexte.

Calendrier
- 29/02/2020 – Envoi des résumés de proposition au comité scientifique des Reclusiennes.
- 30/04/2020 – Réponse du comité scientifique des Reclusiennes.
- 15/06/2020 – Envoi des supports visuels ou écrits des communications au comité scientifique.
- 08/07/2020 – Ouverture du festival des Reclusiennes à Sainte-­‐Foy-­‐La-­‐Grande (Gironde, France).
- 09-­10-­11/07/2020 – Présentation durant 20 minutes au festival des Reclusiennes.
- 12/07/2020 – Clôture du festival des Reclusiennes à Sainte-­‐Foy-­‐La-­‐Grande.

Comité scientifique

Célia Auquier, géographe, Université Paris 1, (UMR 8586 Prodig) ;
Béatrice Collignon, professeure en géographie, Université Bordeaux Montaigne (UMR 513 PASSAGES) ;
Fabien Colombo, doctorant en sciences de l’information et de la communication, Université Bordeaux Montaigne (EA 4426, MICA) ;
Franck Cormerais, professeur en sciences de l’information et de la communication à l’Université Bordeaux Montaigne (EA 4426, MICA) ;
Chantal Crenn, maîtresse de conférences habilitée en anthropologie, Université Bordeaux Montaigne (UMR 513 PASSAGES) ;
Anne-­‐Hélène Delavigne, anthropologue Muséum national d’Histoire naturelle (Paris), historienne ;
Élise Demeulenaere, chargée de recherche en anthropologie, CNRS (Centre Alexandre Koyré, EHESS-­‐CNRS-­‐MNHN) ;
Michel Feynie, anthropologue et psychologue du travail, Université de Bordeaux (EA 7440 CeDS) ;
Alain Gigandet, maître de conférences en philosophie, Université Paris-­‐Est-­‐Créteil-­‐Val-­‐de-­‐Marne ;
Zoé Ginter, géographe, Université de Bordeaux Montaigne(UMR 5319 Passages) ;
Gaëlla Loiseau, docteure en sociologie (UMR 6266 IDEES), présidente du Bistrot des ethnologues (Montpellier) ;
Philippe Pelletier, professeur en géographique, Université Lyon 2 (UMR 5600 Environnement, Ville, Société) ;
Yohan Sahraoui, maître de conférences en géographie, Université Paris 1 (UMR 8586 Prodig) ;
Thomas Zanetti, maître de conférences en géographie, Université Lyon 3 (UMR 5600 Environnement, Ville, Société).

Comité de pilotage

Marie-­Christine Boutheau, cadre administratif de la région Nouvelle Aquitaine ;
Simone Cinelli, artiste, réalisateur ;
Chantal Crenn, anthropologue ;
Franck David, jardinier, poète, Scop Saluterre ;
Jean-­‐Michel Mezuret, agriculteur, maraicher ;
Pierre Lamothe, Musée du Pays Foyen ;
Marc Sahraoui, sociologue économiste, association Cœur de Bastide ;
Antoine Schreiber, enseignant agricole ;
Danièle Sigot-­‐Mezuret, agricultrice, maraichère ;
Nathalie Loubeyre, cinéaste ; Joel Labat, chef-­‐opérateur.

Références

[1] Federico Ferretti et Philippe Pelletier, « L’Homme et la Terre, l’aboutissement d’une trilogie » dans L’Homme et la Terre. Livre 1  : Les ancêtres, Lyon, ENS Éditions, 2015. Voir : https://books.openedition.org/enseditions/5166?lang=fr.

[2] Élisée Reclus, L’Homme et la Terre, op. cit., tome 1, Préface, p. I.

[3] Ibid., tome 1, Préface, p. IV.

[4] Ibid., tome 1, I, 1, « Origines », p. 02.

[5] Élisée Reclus, « De l’action humaine sur la géographie physique  : l’homme et la nature » dans Revue des Deux Mondes, Paris, 1864, vol.44, p. 762.

[6] Philippe Pelletier, « Élisée Reclus et George Perkins Marsh, quelle rupture  ? », dans Le Monde Libertaire, n°1734, 13 mars 2014.

[7] George Perkins Marsh, Man and Nature : Or, Physical Geography as Modified by Human Action, Scribners, New York / Sampson Low, London, 1864, p. 37. Texte original : « The terrible destructiveness of man ».

[8] É. Reclus, « De l’action humaine sur la géographie physique », art cit., p. 763.

[9] É. Reclus, L’Homme et la Terre, op. cit. p. IV.

[10] Ibid.

[11] Dominique Bourg et Alain Papaux, Dictionnaire de la pensée écologique, Paris, Presses Universitaires de France, 2015.

[12] Philippe Pelletier, Géographie & Anarchie, Reclus, Metchnikoff, Kropotkine, Paris, Éditions du Monde Libertaire, 2013 ; Federico Ferretti, Élisée Reclus  : Pour une géographie nouvelle, Paris, CTHS, 2014.

[13] Élisée Reclus, L’évolution, la révolution et l’idéal anarchique, Paris, P.-V. Stock, 1898. Voir aussi : Pierre Kropotkine, La science moderne et l’anarchie, Kropotkine, Paris, P.-V. Stock, 1913.

[14] Paul .J. Crutzen et Eugene F. Stoermer, « The “Anthropocene” », Global Change Newsletter (IGBP), mai 2000, no 41, p. 17‑18 ; Paul J. Crutzen, « Geology of Mankind », Nature, janvier 2002, vol. 415, no 6867, p. 23 ; Steffen Will et al., « The Anthropocene : conceptual and historical perspectives », Philosophical Transactions of the Royal Society A : Mathematical, Physical and Engineering Sciences, 13 mars 2011, vol. 369, no 1938, p. 842‑867.

[15] Christophe Bonneuil et Jean-Baptiste Fressoz, L’événement Anthropocène  : la Terre, l’histoire et nous (2013), nouvelle édition révisée et augmentée, Paris, Éditions du Seuil, 2016.

[16] Jason W. Moore et al., Anthropocene or Capitalocene ? Nature, History, and the Crisis of Capitalism, Oakland, PM Press, 2016 ; Jason W. Moore, « The Capitalocene, Part I : on the nature and origins of our ecological crisis », The Journal of Peasant Studies, 4 mai 2017, vol. 44, no 3, p. 594‑630 ; Jason W. Moore, « The Capitalocene Part II : accumulation by appropriation and the centrality of unpaid work/energy », The Journal of Peasant Studies, 23 février 2018, vol. 45, no 2, p. 237‑279.

[17] Jacob von Uexküll Mondes animaux et monde humain suivi de Théorie de la signification, Editions Gonthier, Paris, 1965 (1934).

[18] James J. Gibson, The ecological approach to visual perception, Houghton Mifflin, Boston, 1979

[19] Tim Ingold, Marcher avec les dragons, Zones sensibles, Le Kremlin-Bicêtre, Paris, 2013.

[20] Anna Lowenhaupt Tsing, Le Champignon de la fin du monde : sur la possibilité de vivre dans les ruines du capitalisme. Paris, La Découverte/Les Empêcheurs de penser en rond, 2017.

[21] Augustin Berque, « La relation perceptive en mésologie. Du cercle fonctionnel d’Uexküll à la trajection paysagère », Revue du MAUSS, n° 47, 2016, pp. 87-104 et Augustin Berque, « Perception de l’espace, ou milieu perceptif ? », L’espace géographique, Tome 45, 2016, pp. 168-181.

[22] Madeleine Akrich, Michel Callon et Bruno Latour, Sociologie de la traduction. Textes fondateurs, Presse des Mines, Paris, 2006

[23] Francis Chateauraynaud et Josquin Debaz, 2017, Aux bords de l’irréversible. Sociologie pragmatique des transformations, Pétra, Paris, 2017.

[24] Voir notamment les travaux de Donna Haraway et d’Anna Tsing à ce sujet.


Titre
Thomas Vernet, « Formes de dépendance, de servitude et d’esclavages en Afrique » — Universidad de La Laguna Ténérife (Îles Canaries, ES)
Date
Samedi 29 février 2020, 15 h-17 h
Descriptif

Accès libre.
Inscription à up chez cm98.fr


Titre
« La découverte de l’Europe par les musulmans » — Universidad de La Laguna Ténérife (Îles Canaries, ES)
Date
Jeudi 5 mars 2020, 14 h-18 h
Descriptif

Atelier 5
- Anne-Laure Dupont (Sorbonne Université, CRM) La place de l’Europe dans les récits de voyage (rihla) des musulmans aux époques modernes et contemporaines
- Frédéric Hitzel (CNRS, CETOBaC) L’Europe occidentale vue à travers les rapports (Sefâretnâme) des ambassadeurs ottomans
- Antoine Perrier (Sorbonne Université et Sciences Po, CHSP) Un souverain protégé à Paris. Le voyage du bey Aḥmad II en 1934 d’après la chronique de Muḥammad al-Miqdād al-Wartānī


Titre
« Occuper l’espace aux âges du Bronze et du Fer : des sites aux paysages / Occupying Space during Bronze and Iron Ages : From site to landscape » — Centre archéologique européen de Bibracte
Date
Du 9 au 11 mars 2020
Titre
« Bouake, histoire et mutations d’une ville africaine » — Bouaké, Côte d’Ivoire
Date
Du 11 au 13 mars 2020
Titre
Cycle de journées d’études : « Enseigner le droit hors des frontières nationales (XIXe-XXe siècles) » — Bordeaux
Date
Vendredi 13 mars 2020
Titre
« Traite des esclaves » — Paris
Date
Samedi 14 mars 2020
Descriptif

Table ronde sur la traite des esclaves :
- Kouakou Bi Kakou (traite européo-africaine)
- Raphaël Thiébaut (traite dans l’océan Indien)
- Hayri Ozkoray (traite ottomane)


Titre
« Traite des esclaves »
Date
Samedi 14 mars 2020, 14 h 30-17 h
Descriptif

Séance conjointe avec le séminaire « Atelier du Colonial et des Empires – ATECOLE 2019-2020 » et le séminaire de l’APECE (Association pour l’étude de la colonisation européenne)


Titre
’« Chantier d’archives, archives en chantier ». Surveiller les populations colonisées en métropole’
Date
Dimanche 15 mars 2020
Descriptif

Dans le prolongement des dialogues noués entre archivistes et historien-ne-s autour de la notion d’ « archives coloniales » lors de la double journée d’étude tenue aux Archives nationales d’outre-mer (Aix-en-Provence) les 27 et 28 juin 2019, le GROC organise, le 28 mai 2020, une journée de « chantier » consacrée aux archives de la surveillance des populations colonisées en métropole.

ARGUMENTAIRE : Police, ordre et surveillance dans une métropole impériale

L’histoire de la colonisation connaît, depuis maintenant plusieurs années, un renouvellement scientifique conséquent (2). Sources, terrains et problématiques ont été élargi-e-s, permettant entre autres d’investir à nouveaux frais la notion de situation coloniale chère à Georges Balandier (3). À cette fin, les perspectives d’histoire sociale ont été particulièrement sollicitées. Si les recherches récentes ont privilégié le terrain colonial, l’angle métropolitain connaît lui aussi, à la suite d’une tendance perceptible outre-manche, un retour en grâce, enrichi notamment des apports d’autres champs d’étude (4). L’histoire des polices, en outre, se déploie depuis les années 1990 dans le sens d’une analyse de la fabrique des institutions, des modes de gouvernance qu’elles produisent et des pratiques policières (5). Le croisement entre cette historiographie et celle du fait impérial a pris pour cadre non seulement le terrain colonial (6), mais également l’espace métropolitain (7), et le second empire colonial français comme les périodes qui lui sont antérieures8. Face à la très importante masse de documents produite par les institutions chargées de la surveillance des colonisé-e-s en métropole, de nouvelles pistes restent à investir.
Pour cette journée, nous considérerons cette documentation dans sa dimension matérielle autant que comme support d’une manière de rendre compte du réel – qui, parfois spécifiquement politique et sociale, genrée, raciale, résulte souvent de l’articulation entre ces aspects9. Dans le cas présent, il s’agira d’envisager l’archive comme point de départ pour appréhender la surveillance des ressortissant-e-s de l’empire présent-e-s en métropole, en la considérant non pas uniquement comme une trace, mais également comme un instrument véritable du contrôle. Ainsi, cette journée invite notamment à travailler les processus de production au travers desquels se modèlent et évoluent les catégories socio-administratives qui façonnent les secteurs de populations à surveiller.

Axes d’étude

Les intervenant-e-s seront invité-e-s à proposer des réflexions sur le rapport entre archives de surveillance et populations colonisées à partir des deux axes suivants qui, loin d’être exclusifs, peuvent être envisagés conjointement :
– La production documentaire suscitée par la surveillance des populations colonisées en métropole. Il conviendra d’interroger la forme de la surveillance exercée et les archives au sein desquelles il est possible de la saisir. Quelles sont les spécificités des documents de surveillance des colonisé-e-s produits en métropole ? Que disent les procédés de production documentaire de l’instance qui en est à l’origine ? Ces archives témoignent-elles d’une dimension impériale des missions policières en métropole, voire de la fabrique d’une institution policière impériale ? Ces interrogations invitent à travailler la constitution, la matérialité, la circulation, la diffusion ou au contraire la restriction des archives de surveillance consacrées aux colonisé-e-s, dans une perspective synchronique et diachronique.
– Le contenu textuel de la production documentaire issue de la surveillance. La sémantique et les faits de langage employés par ceux qui surveillent sont au cœur de ce deuxième axe. Que dit-on des colonisé-e-s surveillé-e-s ? Comment le dit-on ? Quelles en sont les conséquences ? Les termes employés, leur formation, leur déploiement ou non en catégories, leurs évolutions au fil du temps seront étudiés. L’analyse du discours en tant que support ou instrument d’usages et de pratiques — qu’il s’agira de mettre en lumière — sera, en particulier, d’un riche intérêt. L’objectif recherché est donc celui d’une approche large de la sémantique policière au prisme du fait colonial.
– Ces axes sont à considérer dans une chronologie large et sans restriction de l’histoire de la surveillance et de l’histoire des populations colonisées en métropole.

(1) « (Dé)construire les “archives coloniales” : enjeux, pratiques et débats contemporains » (Compte rendu disponible sur groc.hypotheses.org)
(2) SINGARAVELOU Pierre, « Situations coloniales et formations impériales : approches historiographiques », in SINGARAVELOU Pierre (dir.), Les empires coloniaux. XIXe-XXe siècle, Paris, Seuil, 2013, p. 9-35.
(3) BALANDIER Georges, « La situation coloniale : approche théorique », Cahiers internationaux de sociologie, Vol. 11, 1951, p. 44-79.
(4) BOITTIN Jennifer, Colonial Metropolis : the Urban Grounds of Anti-Imperialism and Feminism in Interwar Paris, Lindon & London, University of Nebraska Press, 2010, 320 p. ; GOEBEL Michael, Paris, capitale du tiers monde. Comment est née la révolution anticoloniale (1919-1939), Paris, La Découverte, 2017, 447 p.
(5) BERLIÈRE Jean-Marc, DENYS Catherine, KALIFA Dominique, MILLIOT Vincent (dir.), Métiers de Police. Être policier en Europe, XVIIIe-XXe siècle, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2008, 560 p. ; MILLIOT Vincent, BLANCHARD Emmanuel, DENIS Vincent, HOUTE Arnaud, Histoire des polices en France, des guerres de religion à nos jours, Paris, Belin, à paraitre.
(6) THOMAS Martin, Violence and Colonial Order. Police, Workers and Protest in the European Colonial Empires, 1918-1940, Cambridge, Cambridge University Press, 2012, 540 p. ; BAT Jean-Pierre, COURTIN Nicolas (dir.), Maintenir l’ordre colonial. Afrique et Madagascar, XIXe-XXe siècles, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2012, 205 p.
(7) ROSENBERG Clifford, Policing Paris : the Origins of Modern Immigreation Control Between the Wars, Ithaca, Cornell University Press, 2006, 241 p. ; BLANCHARD Emmanuel, La police parisienne et les Algériens, 1944-1962, Paris, Nouveau Monde Éditions, 2011, 448 p.
(8) PEABODY Sue et BOULLE Pierre, Les Droits des Noirs en France au temps de l’esclavage, Paris, L’Harmattan, 2014, 291 p.
(9) DUCOULOMBIER Romain, « La surveillance politique : comment lire les archives de police sur le Parti communiste français ? », ANR PAPRIK@2F, 16 octobre 2014 [en ligne] ; CHEVALIER Louis, Classes laborieuses et classes dangereuses à Paris pendant la première moitié du XIXe siècle, Paris, Plon, 1958, 562 p. ; LAGORGETTE Dominique, « La violence des femmes saisie par les mots », in CARDI Coline et PRUVOST Geneviève (dir.), Penser la violence des femmes, Paris, La découverte, 2017, p. 472-487 ; BESSONE Magali et SABBAGH Daniel « Introduction. Les discriminations raciales : un objet philosophique », in BESSONE Magali et SABBAGH Daniel (dir.), Race, racisme, discriminations. Anthologie de textes fondamentaux, Paris, Hermann Éditeurs, 2015, p. 5-44 ; STOLER Ann Laura, Along the Archival Grain. Epistemic Anxieties and Colonial Common Sense, Princeton & Oxford, Princeton University Press 2009, 314 p.

PARTICIPATION À LA JOURNÉE D’ÉTUDES

Format

En organisant ce premier « chantier d’archives, archives en chantier » en collaboration avec les Archives nationales de Pierrefitte-sur-Seine et son département de la Justice et de l’Intérieur, nous souhaitons proposer aux participant-e-s une journée ouverte et au format souple, remettant le travail d’archives au cœur d’une réflexion collective entre archivistes, historien-ne-s et toute personne intéressée par ces questions, à des fins scientifiques, mais aussi méthodologiques, pédagogiques et civiques.
Le format des communications, pensé selon ces objectifs, se veut expérimental par rapport aux habitudes académiques. Les intervenant-e-s sont ainsi invité-e-s à sélectionner un document d’archive conservé aux Archives nationales et à en proposer une étude. À partir du document et des axes de réflexions indiqués ci-dessus, des champs variés pourront être investis : format, producteurs, histoire, contenus, implications, circulation, mise en perspective, etc. Les communications poseront des jalons de compréhension et de réflexion durant 15 minutes, dans le but d’un large échange avec le public. Celui-ci aura eu, au préalable, la possibilité de se familiariser avec le document étudié pour pouvoir enrichir et discuter les pistes suggérées par les intervenant-e-s.

Pour participer

Cette journée d’études est organisée aux Archives nationales (site de Pierrefitte-sur-Seine) le 28 mai 2020. Elle est ouverte à toutes et tous, sur inscription. Les propositions de communication doivent être transmises au GROC au plus tard le 15 mars 2020 à journeegrocan2020 chez gmail.com.

Les propositions de communication se composeront :
– d’un titre (provisoire)
– d’une présentation du document envisagé à l’étude
– d’un résumé de la communication d’environ 2500 signes

Elles devront être accompagnées d’une courte biographie.

Pour assister à la journée, il est d’ores et déjà possible de s’inscrire par courriel à journeegrocan2020 chez gmail.com

Comité d’organisation

Élise Abassade (IDHES, Paris 8 – LAH, La Manouba, Tunis)
Quentin Gasteuil (ISP, ENS Paris-Saclay – Centre d’histoire du XIXe siècle, Sorbonne Université)
Martino Sacchi (ESNA, MA Paris Nanterre)
Margo Stemmelin (IDHES, Paris 8)


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