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Titre
« Histoire mondiale des animaux : L’animal montré »
Date
Du 30 juillet 2021 au 31 juillet 2031
Descriptif

« Histoire mondiale des animaux : L’animal montré »

Programme provisoire

Journée d’étude sous la direction de Véronique Le Ru, Malik Mellah et Pierre Serna

Les collections, les ménageries, les zoos, les foires, les spectacles animaliers … sont autant de lieux ou de moments où peuvent s’éprouver parallèlement, d’une part, un attachement aux savoirs scientifiques ou aux techniques et, d’autre part, l’expression de rapports très contrastés et parfois contradictoires aux animaux. Le séminaire Histoire mondiale des animaux continue de s’interroger sur l’hétérogénéité assumée des modes de relations aux animaux en mettant au cœur de cette journée toutes les formes d’exposition, d’exhibition ou à l’inverse de dissimulation et de camouflage.


Titre
« Cheikh Anta Diop, militant politique sénégalais, 1923-1986 », Revue d’histoire contemporaine de l’Afrique, 5, 2023
Date
Mercredi 1er décembre 2021
Descriptif

Numéro coordonné par Amzat Boukari-Yabara et Martin Mourre

Calendrier

- Envoi des propositions < 1 décembre 2021

Merci d’adresser un résumé 500 mots maximum accompagné d’une biographie d’environ 100 mots à amboya2000 chez yahoo.fr et martinmourre chez hotmail.com

- Notifications aux auteur.e.s : 15 décembre 2021

- Envoi de la première version de l’article : 15 mars 2022.

Les articles, entre 35 000 et 55 000 signes, espaces et notes de bas de pages comprises, sans bibliographie finale, doivent être inédits. Les consignes aux auteur·e·s sont disponibles https://oap.unige.ch/journals/rhca/...


Titre
Septièmes rencontres des études africaines en France (REAF 2022)
Date
Mercredi 1er décembre 2021
Descriptif

Parmi les activités du Groupement d’intérêt scientifique (GIS) « Études africaines en France », l’organisation tous les deux ans des REAF (Rencontres des études africaines en France) permet de renforcer la mise en réseau des chercheurs et chercheuses travaillant sur les Afriques et leurs diasporas, dans différentes disciplines relevant des sciences humaines et sociales, de la littérature et de la philosophie, des sciences de l’environnement, des sciences économiques, etc. Elles s’adressent tout autant aux doctorant·e·s qu’aux jeunes (et moins jeunes) chercheur·e·s.
La septième édition, qui se déroulera, en 2022, pour la première fois à Toulouse, sera l’occasion de réunir ces spécialistes autour d’une thématique transversale, « Circulations dans les Afriques, Afriques en circulation », et d’ateliers hors thématique.

Axes thématiques

1) Une thématique transversale : « Circulations dans les Afriques, Afriques en circulation »

Le mot « circulation » est à prendre ici au sens large et a pour objectif d’orienter les interventions vers l’une des caractéristiques évidentes du continent africain : l’Afrique est en mouvement — et ce, depuis fort longtemps —, contrairement à l’idée reçue, largement constituée dans le sillage de Hegel au XIXe siècle, selon laquelle elle serait un continent immobile.

Qu’est-ce qui y circule ? Mille choses, qu’une énumération ne saurait épuiser : des hommes, des animaux, des virus, des plantes, des objets et des marchandises, des idées, des récits, des modèles, des technologies, des flux financiers, etc. Berceau de l’humanité, l’Afrique préhistorique a été traversée par les circulations, des premiers hominidés aux premiers Homo Sapiens. Toute son histoire est celle de circulations humaines à grande échelle (migrations bantoues, mfecane zouloue, etc.), des interactions physico-chimiques et biologiques, des connexions en tous genres — choisies ou subies, bénéfiques ou traumatiques — au reste du monde (traites esclavagistes, colonisation, échanges commerciaux, transferts technologiques, apports botaniques, etc.). Aujourd’hui, les circulations internes et externes et la grande perméabilité du continent à un environnement mondialisé — celui des changements climatiques et environnementaux, des idées, des récits, des modèles, des pratiques culturelles, des savoirs, des techniques, des flux économiques et migratoires, etc. — en font un espace dynamique, investi par des spécialistes de tous horizons disciplinaires.

Les mobilités individuelles et collectives, sociales et spatiales, matérielles et idéelles, symboliques et culturelles, humaines et non humaines contribuent à produire des pratiques et des représentations inédites, enchâssées dans une mondialisation de plus en plus « liquide » (Bauman), à laquelle les sociétés africaines et leurs diasporas participent activement à toutes les échelles, relisant et (re)liant le monde. Les Afriques sont aussi souvent les destinataires de modèles conçus ailleurs, qui voyagent et se confrontent aux réalités des territoires locaux.

De l’archéologie à l’histoire, de l’anthropologie à la science politique, des sciences économiques et la socio-économie et à la sociologie, de la géographie aux sciences de l’environnement, de la littérature à la philosophie et aux arts, les dynamiques de circulation seront abordées dans toute leur polysémie et leur polyphonie.

2) Des ateliers ouverts sur l’actualité des recherches en études africaines

Au-delà de cette thématique transversale, les REAF ont aussi pour ambition de faire la part belle aux recherches en cours d’élaboration, aux nouveautés et aux questions émergentes. Cette entrée non thématisée offrira l’opportunité à l’ensemble de la communauté scientifique de soumettre librement des propositions. Les rencontres sont également une invitation à dépasser les cloisonnements disciplinaires et institutionnels. Elles offrent l’occasion aux spécialistes issus de différentes disciplines d’échanger en confrontant les approches méthodologiques, les objets scientifiques, les périodes historiques, les zones géographiques.

En rassemblant des chercheurs et chercheuses d’horizons divers, travaillant en France et partout dans le monde, les REAF constituent également un espace propice à améliorer la visibilité de leurs travaux. Ces rencontres sont ouvertes à toutes formes d’écriture scientifique (panels, posters, présentation de documentaires, de sources, etc.). De plus, les Rencontres s’ouvriront à des disciplines jusque-là peu représentées, comme la philosophie, la littérature, l’archéologie, les sciences économiques et les sciences de l’environnement.

Procédure de dépôt des propositions d’atelier

Une fois connecté sur le site, après s’être enregistré si besoin, dans la colonne de gauche, cliquer sur « Dépots ». Cliquer sur « Déposer un résumé », puis indiquer le titre de l’atelier et préciser une discipline dans le menu déroulant.

Dans l’écran suivant, indiquer les organisateurs de l’atelier (pour ajouter un responsable, cliquer sur « Renseigner un auteur (+) »).

Ensuite, dans l’onglet « Résumé » vous devez télécharger un fichier (format word ou pdf) en français ou en anglais contenant :

- le titre et le résumé de l’atelier (en français ou en anglais, 2500 signes maximum) plus une courte bibliographie ;

- le nom, l’adresse électronique et l’institution d’appartenance de chacun·e des responsables (deux au maximum) de l’atelier.

Le titre et le résumé de l’atelier seront soumis à deux évaluateur.es.

Calendrier

1 / Propositions d’ateliers attendues entre le 18 octobre et le 1er décembre 2021.

2 / Validation des propositions d’atelier par le comité scientifique pour le 29 janvier 2022.

3 / Mise en ligne de la liste des ateliers retenus et ouverture de l’appel à communications individuelles le 31 janvier 2022.

4 / Inscription des intervenant·es et de leur proposition de communication avant le 18 mars 2022.

5 / Les responsables d’atelier valideront la composition finale des ateliers le 30 avril 2022.


Titre
Laurick Zerbini, dir., L’objet africain dans les expositions et musées missionnaires XIXe-XXIe siècle. Dépouiller, partager, restituer, Paris, Maisonneuve&Larose/Hémisphères, 2021
Date
Mercredi 1er décembre 2021
Descriptif

Présentation éditeur :

« Que révèlent les expositions et les musées missionnaires, qui voient le jour dès la fin du XIXe, de leur rapport aux objets africains et de l’usage qu’ils en font ? La vision romantique des paysages et de la flore qui s’exprime alors dans les écrits des missionnaires disparaît lorsqu’il s’agit d’aborder les mœurs et les productions matérielles des populations africaines. »

Avec les contributions de Mahamat Abba Ousman, Vendelin Abouna Abouna, Ana Rita Amaral, Melvina Araújo, Julien Bondaz, Salvador Eyezo’o, Cécile Fromont, Émilie Gangnat, Ilaria Gasparotto, Rebecca Loder-Neuhold, André Mary, Silvie Memel Kassi, Maud Michaud, Placide Mumbembele, Vincent Négri, François Nicolas, Richard Price, Sally Price, Claude Prudhomme, Luis Ángel Sánchez Gómez, Abdourahmane Seck, Patricia Van Schuylenbergh, Alassane Waongo et Laurick Zerbini.


Titre
Fanny Malègue, EHESS-Mondes Américains / Ined. « Des chiffres pour déchiffrer l’empire. Les recensements du premier empire colonial français, 1763-1804 »
Date
Vendredi 3 décembre 2021, 10 h-12 h
Titre
Daniel Rivet, (Univ. de Paris 1-Panthéon-Sorbonne), « Henry de Castries (1850-1927) : du faubourg Saint-Germain au Maroc, un aristocrate islamophile en République », Karthala, 2021
Date
Vendredi 3 décembre 2021, 14 h-16 h
Descriptif

Discutant : Jamaa Baida (Université Mohammed V, directeur des Archives du Maroc).


Titre
« Le fardeau des vielles chaînes : travail et citoyenneté aux Antilles et en Guyane après les abolitions »
Date
Vendredi 3 décembre 2021, 17 h 30-20 h
Descriptif

Conférence organisée par le groupe CoPALC (Colonisation Pénitentiaire de l’Amérique Latine et des Caraïbes)

A partir de leurs travaux au long cours dans l’espace caribéen, Céline Flory, chargée de recherche au CNRS (Mondes Américains-CERMA), et Miranda Spieler, professeure associée à l’American University of Paris, présenteront les communications suivantes :
- « Abolition de l’esclavage et engagisme : la liberté sous contrainte ? »
- « Les parcours croisés des affranchis, immigrants et forçats libérés de Guyane : la subversion du droit et de la liberté après 1848 par la colonisation pénale »

Animation : Dirceu Franco Ferreira (Université de São Paulo), Samuel Tracol (Sorbonne Université)

L’évènement aura lieu sous une modalité hybride le vendredi 3 décembre à 17h30 :
- à la Maison de la Recherche, au 28 rue Serpente (Paris VIe), salle S001 ;
- dans une salle virtuelle dont le lien vous sera communiqué sur demande à groupe.copalc chez gmail.com


Titre
« Pouvoir social et frontières raciales (post)coloniales. Mondes indiens, arabes et occidentaux en Afrique », Politique africaine, 2022
Date
Lundi 6 décembre 2021
Descriptif

Ce dossier de Politique africaine s’intéresse à la présence ancienne et renouvelée de réseaux d’acteurs liés aux sous- continents indien, arabe, européen et nord-américain en Afrique. De par leur historicité et leurs spécificités, ces réseaux peuvent constituer des « analyseurs » des sociétés locales. Ce dossier place ainsi le projecteur sur la manière dont les rapports de classe, de « race » et de genre, par-delà la variété des configurations, structurent, modifient ou repoussent des frontières entre l’Autre et Soi, impliquées dans les dynamiques sociales, économiques et politiques des sociétés africaines depuis la période coloniale. Il s’agit de dépasser les définitions de ces groupes sociaux, en déplaçant la focale sur les jeux de frontières de leurs réseaux et systèmes de relations (Poutignat, Streiff-Fenart, 1995), afin de rendre compte de leurs permanences et mutations.

Texte appel

L’étude en sciences sociales des mobilités et migrations liées à l’Afrique s’intéresse majoritairement à des flux de populations qui ont quitté ce continent pour gagner l’Europe ou l’Amérique du Nord (Quiminal, 1991 ; Ebin, 1993 ; Timera, 1996 ; Gueye, 2001 ; Tandian, 2007 ; Mary, 2010 ; Dia, 2015) ; ou aux mobilités africaines en transit et intracontinentales (Goldschmidt, 2002 ; Bredeloup, Pliez, 2005 ; Daum, Dougnon, 2009 ; Timera, 2011). Les pays africains sont alors appréhendés à l’aune de l’émigration économique, intellectuelle et politique. Depuis les années 2000, l’attractivité du continent africain dans les circulations Sud-Sud a favorisé l’étude de l’installation de nouveaux résidents, souvent de nationalité chinoise (Bredeloup, Bertoncello, 2006 ; Marfaing, Thiel, 2013 ; Rajaoson, 2013). Mais si ces travaux font valoir l’Afrique comme terre d’immigration, ils présentent des flux récents en provenance de « Suds » particuliers.

Or, ce continent accueille depuis des siècles des populations issues d’autres pays et régions du monde qui participent à l’organisation et à la structuration de ses sociétés. Cette présence reste paradoxalement sous-étudiée. Elle éclaire pourtant à nouveau frais les productions et négociations de l’altérité, les modes de socialisation et les logiques des systèmes économiques et politiques locaux. Ce dossier prend donc pour objet la pluralité des processus sociaux qu’induisent les dynamiques des réseaux d’acteurs liés aux sous-continents indien, arabe, européen et nord-américain en Afrique : ils se croisent, se distinguent et se côtoient de très longue date, questionnant différemment plusieurs facettes de la postcolonialité sur ce continent.
Contexte

Des circulations saisonnières ou aboutissant à des installations définitives en provenance de la péninsule arabique et du sous-continent indien ont été bien documentées (Adam, 2009 ; Adjemian, 2012 ; Charnay, 2017), au moins depuis le VIIIème siècle pour la Corne de l’Afrique et l’Afrique orientale. Ces installations ont donné naissance à des systèmes socio-politiques composites et redéfinis selon les régions, les époques et les gouvernances, tels les mondes swahilis (Coret, 2019). Elles ont aussi constitué des groupes sociaux qui entretiennent des microcosmes identitaires, comme les milieux indo-pakistanais d’Afrique australe et orientale ou libanais en Afrique de l’Ouest (Labaki, 1993 ; Taraf-Najib, 1997 ; Leichtman, 2013 ; El Chab, 2019). L’histoire de ces groupes sociaux croise, à partir du XVIIIème siècle, celle de la domination coloniale européenne. Leurs rapports socio-politiques avec les autorités des anciennes métropoles et les milieux européens établis en Afrique ont structuré des statuts distincts et des positions de concurrence avec les colons et d’intermédiation avec les sociétés locales (Oonk, 2006 ; Kaarsholm, 2016 ; El Chab, 2016). De plus, à l’inverse des Européens, les acteurs originaires des sous-continents arabe et indien ont construit leur présence en Afrique sous la forme de réseaux familiaux, commerciaux et religieux qui se renforcent dans la mobilité. Ils sont progressivement devenus influents dans différents domaines de l’industrie secondaire et tertiaire : textile, agro-alimentaire, production de plastique et de papier, immobilier, commerce de gros, hôtellerie, restauration, bâtiment. Ils ont aussi investi des secteurs d’activités donnant accès à des catégories sociales supérieures, comme la médecine, le droit et la production artistique. Leurs professions et sociabilités ont ainsi établi des connexions en Afrique et en dehors, permettant sur le long terme d’acquérir des nationalités africaines, européennes et nord- américaines (Leichtman, 2005 ; El Chab, 2016). Elles permettent aussi d’introduire de nouveaux acteurs qui s’installent en Afrique, parfois originaires de pays différents (comme par exemple les récents résidents marocains, saoudiens, syriens, iraniens qui côtoient les milieux libanais). L’entre-soi arrimé à des spécificités statutaires, chez des acteurs qui détiennent souvent des monopoles économiques, qui circulent en Afrique, sont démographiquement minoritaires et qui n’appartiennent pas nécessairement à des milieux d’élites, façonne des différenciations sociales, raciales et genrées qui structurent les rapports entre groupes et entre individus au sein des sociétés africaines. Selon les pays, les enjeux des alliances matrimoniales illustrent ainsi des barrières et prescriptions sociales particulières (Adam, 2009 ; El Chab, 2019), ou structurent des milieux « mixtes » incluant des acteurs catégorisés comme « métis ». Le transnationalisme (Schiller et al.1992) de ces réseaux sociaux, qui se traduit également par la bi ou tri-nationalité et des sentiments nationaux multiples (Leichtman, 2005, 2010 ; Fouéré, 2010 ; El Chab, 2016) conduit certains acteurs à s’engager dans la vie politique locale ; d’autres à se présenter comme ressortissants africains une fois à l’étranger. La majorité n’envisage pas de retour vers le pays de provenance de leurs familles. Aussi, leurs modes de résidence dans les sociétés africaines produisent des appartenances plurielles, des ancrages ambivalents et des frontières sociales à la fois permanentes et fluctuantes. Dans ces milieux sociaux, les étiquettes identitaires « africain.e », « arabe » « libanais.e », « indo-pakistanais.e », « européen.ne », « nord-américain.e » ne recouvrent pas toujours des sens homogènes, et leurs constructions dépendent souvent des configurations sociales et situations d’interaction.

Les comptoirs coloniaux ont entraîné l’installation de résidents européens en Afrique, ouvrant la voie à l’établissement de commerces, de contingents militaires, de sociétés de service et d’exploitation, d’écoles, d’universités, d’églises. Ces trajectoires européennes ont encouragé celles d’acteurs de nationalités américaine et canadienne. Les politiques des Indépendances n’ont pas remis en cause ce phénomène (Cruise O’Brien, 1972 ; Grossetti, 1986 ; Dozon, 2003 ; Rubbers, 2009 ; Peraldi, Terrazzoni, 2016 ; Smith, 2019), même si les professions exercées et les conditions de travail se sont modifiées (Akesson, 2016 ; Metaxides, 2010 ; Dos Santos, 2016 ; Quashie, 2016a, 2016b). Les processus sociaux résultant d’une présence occidentale continue en Afrique restent toutefois peu considérés en sciences sociales – souvent en raison d’une durée de séjour perçue comme limitée et de la moindre importance démographique de ces acteurs, en réalité sous-recensée comme dans d’autres régions du « Sud » (Fabbiano et al., 2019). Or, les domaines de l’industrie minière, du commerce international, de la construction, de la coopération, de l’aide au développement, des arts, de la médecine, des media, de l’administration consulaire, du tourisme, de l’enseignement comme de la recherche, ont créé des réseaux et appartenances qui structurent de manière durable des milieux sociaux et des logiques d’entre-soi. Ils facilitent aussi des passerelles professionnelles, des circulations en Afrique et l’acquisition de divers statuts administratifs (stagiaire, volontaire, salarié, consultant, expatrié, travailleur indépendant, entrepreneur, etc.). Ces mondes occidentaux, en dépit de la multiplicité des trajectoires de leurs acteurs et des fragmentations internes liée aux nationalités, langues et rivalités sociales, ont souvent pour point commun d’occuper des marges économiques et statutaires des sociétés africaines, tout en étant insérés dans des activités professionnelles et culturelles qui possèdent un ancrage local. Ces dynamiques sont fonction de contextes historiques et régionaux, de sphères de socialisation particulières (Rubbers, 2007), qui favorisent des habitus (Bourdieu, 1980) et des mécanismes de différenciations économiques, raciales, symboliques (Pierre, 2012 ; Quashie, 2015 ; Hurni, 2019). Les catégorisations sociales qui en résultent peuvent concerner les acteurs issus des sociétés locales qui circulent dans ces réseaux. Ce ne sont pas toujours des élites, ce sont parfois des résidents binationaux ou encore des acteurs de « retour » issus des diasporas africaines d’Europe et d’Amérique du Nord. Ces acteurs sont alors assignés aux attributs socialement construits de la « blanchité » (Diawara, 1994 ; Papinot, 1998 ; Pierre, 2012 ; Quashie, 2015 ; Horne, 2019 ; Sambou, 2020 ; Traore, 2020) – assignations qui font écho à des catégorisations similaires au sein des diasporas africaines du « Nord » au regard de certains modes de socialisation (Telep, 2018 ; Brun, 2019). Les représentations et imaginaires liés aux mondes occidentaux dans les sociétés africaines structurent en effet des pratiques et classifications qui s’inscrivent dans l’histoire, l’évolution des processus migratoires Nord- Sud et les dynamiques de la mondialisation actuelle. Elles sont les reflets de logiques constituées par la situation coloniale et ses rapports de pouvoir (Mamdani, 2004) sans être reconduites à l’identique. Les labellisations identitaires « européen.ne », « nord-américain.e », « blanc.he », « africain.e » s’en trouvent complexifiées, révélant là aussi les ambiguités de leurs constructions sociales. Les milieux occidentaux en Afrique ont en outre toujours inclus des unions « mixtes » (Rubbers, 2007 ; Tisseau, 2010 ; Geoffrion, 2016 ; Despres, 2017 ; Blum, Rillon, 2018 ; Dragani, 2018) et des descendants catégorisés comme « métis ». Ces configurations sociales soulignent des barrières, mais aussi des frontières parfois labiles, qui mettent en perspective les relations des sociétés locales avec les familles « mixtes » issues de la période esclavagiste et coloniale et avec celles liées aux plus récentes circulations du « Nord » vers l’Afrique.

Les acteurs sociaux de l’ensemble de ces réseaux sont souvent confrontés à des assignations locales (naar, karan, wahindi, fôté, toubab, yovo, oyinbo, toubabuw, mundele, obroni, mzungu) qui évoquent un statut d’« étranger » ou de « semi étranger ». Celui-ci est renforcé par les langues que ces acteurs utilisent dans la vie courante, par leur minorisation démographique, et peut persister même lorsqu’ils sont nés sur place, sont issus d’une seconde ou troisième génération migratoire ou possèdent une double ou triple citoyenneté incluant celle de la société de résidence. Ces acteurs sont aussi parfois les cibles des politiques ou de mécontentements populaires. En retour, une xénophobie ambivalente parfois subtile peut être observée à l’égard des résidents qu’ils désignent comme « africains ». Toutefois, ces frontières altérisées n’empêchent pas l’établissement de liens économiques, politiques et affectifs. Par différents processus de socialisation, certains acteurs circulent même entre ces mondes sociaux en brouillant les assignations identitaires. Ces paradoxes permettent d’explorer la façon dont se construisent des confluences, distinctions et hiérarchisations entre des réseaux d’acteurs dont les statuts et privilèges ne sont pas équivalents, et questionnent plus largement les « politiques de la “race” » en Afrique postcoloniale (Pierre, 2012).
Axes d’étude

Plusieurs grandes entrées permettent d’interroger les productions sociales de frontières (post)coloniales entre l’Autre et Soi, et les enjeux socio-économiques et politiques qu’elles favorisent, à l’aune des dynamiques de ces réseaux d’acteurs installés de longue date en Afrique. A la jonction de rapports de classe, de « race » et de genre, il s’agira aussi de revisiter les notions de « minorité », « étranger », « diaspora », au regard des circulations, installations, représentations et relations avec les Etats-nations qui configurent ces mondes sociaux. Sans être exhaustifs, les axes d’étude proposés apparaissent incontournables, car ils se réfèrent à des sphères de socialisation, pour certaines historiquement déterminées, où se croisent ces réseaux d’acteurs, se (re)dessinent leurs frontières et se construisent leurs relations avec les sociétés locales.

Une première entrée questionnera les modes de résidence et leur imbrication aux processus locaux d’urbanisation, en ville comme en zone rurale. Observe-t-on des découpages territoriaux (par quartier, lotissement, immeuble) qui reflètent des ancrages liés à l’« origine », la classe et/ou la nationalité, et selon quelle(s) évolution(s) ? Quelles relations sociales l’occupation de l’espace résidentiel construit-elle entre ces réseaux d’acteurs et les sociétés locales ? Les acteurs participent-ils à l’extension de zones d’habitation ou à la (re)valorisation de patrimoines bâtis ? Dans quelle mesure certaines pratiques d’habitat modifient-elles l’organisation des infrastructures (comme celles de santé), mais aussi le marché local du logement et les logiques de spéculation foncière ? Quels rôles jouent les réseaux familiaux et les milieux professionnels dans les stratégies locatives, les acquisitions et transmissions de patrimoine immobilier ? Enfin quels enjeux ces modes de résidence soulèvent-ils au regard des citoyennetés et du droit local de la nationalité ?
En second lieu, on s’interrogera sur les métiers et activités professionnelles. Historiquement, les réseaux indo-pakistanais et libanais ont occupé des emplois et positions spécifiques, favorisés par des entre-soi familiaux qui facilitent les circulations d’acteurs, de compétences et de capitaux. Les milieux occidentaux ont visé d’autres types d’activités, en ont créé de nouvelles, voire ont organisé une extension des marchés de l’emploi européen et nord-américain en Afrique. Ces champs professionnels continuent-ils de réguler leur accès par la nationalité ou « l’origine », se recoupent-ils et dans quels domaines ? Les contrats d’expatriation étant de plus en plus rares, quelles pratiques observe-t-on dans l’accès à l’emploi avec des contrats de droit local ? Quelles logiques ces dynamiques engendrent-elles pour les professionnels binationaux et ceux issus des sociétés locales ? Permettent- elles de diversifier les marchés de l’emploi en Afrique ?
En troisième lieu, on souhaite questionner le rôle du système d’enseignement privé et/ou communautaire. Ces établissements sont de catégories diverses, ont des histoires institutionnelles différentes, mais peuvent renforcer la reproduction de frontières sociales, voire raciales, fondées sur l’entre-soi de classe (en accueillant des enfants d’élites transnationales) et/ou identitaire (par des critères de sélection religieux et d’« origine »). Etudier leur fonctionnement permet d’observer des corrélations entre sociabilité, classe, « race » et trajectoires. Quels acteurs retrouve-t-on dans la direction, la gestion et les publics de ces établissements ? Comment s’imbriquent les rapports de génération, de genre et les circulations des acteurs ? Ces systèmes d’enseignement contribuent aussi aux orientations universitaires en et hors Afrique, et à la création de réseaux d’alumni qui participent au retour d’anciens élèves dans des champs professionnels circonscrits en Afrique : comment ces processus interviennent-ils dans les constructions identitaires et dans l’évolution de certains secteurs économiques globalisés ?
Quatrièmement, on interrogera les pratiques religieuses, quelles que soient les confessions des acteurs. Plusieurs réseaux chrétiens recoupent des milieux européens et libanais, et peuvent être autant questionnés que les rapports à l’islam d’acteurs liés aux sous-continents européen, nord-américain, arabe et indien. Leurs pratiques se fondent-elles dans les dynamiques locales, s’inspirent-elles de modèles extérieurs, ou initient-elles d’autres rapports à la religion ? Quels sont l’historicité etles lieux de ces pratiques ? Quelles configurations sociales, économiques, familiales, nourrissent-elles ? Ces pratiques reflètent-elles certaines appréhensions du religieux et de ses logiques d’affiliation dans les sociétés locales ? Comment y sont-elles perçues ?
Un cinquième aspect pourra s’intéresser aux lieux et activités de loisirs. Ils départagent les groupes sociaux entre ceux qui peuvent aménager du temps libre et ceux qui ne le peuvent guère. Les pratiques de loisir déplacent parfois les sociabilités hors des lieux du travail et de l’école, renforçant des entre-soi identitaires, raciaux et/ou économiques. Certains lieux de loisir dévoilent ainsi des modes de reproduction sociale, ou parfois de subversion de celle-ci. Aussi, quelles socialisations par le loisir révèlent des modes de distinction ou des zones de confluence et de mixité ? Quels rôles jouent les rapports sociaux de genre dans ces dynamiques ? Comment ces pratiques façonnent-elles les marchés locaux du loisir, de la culture, des arts, du tourisme et les marchés de l’emploi qui y sont liés ? Que montrent-elles des écarts générationnels et des choix des jeunesses locales qui adoptent, renouvellent ou rejettent certains modèles de loisir ?
Enfin, ce dossier invite à travailler sur la participation politique. Selon les pays, celle-ci et les lieux de performance du politique dans ces réseaux sociaux ? Comment se croisent les prend diverses formes qui s’appuient sur des enjeux de citoyennetés. Quels sont les pratiques, leur historicité engagements officiels et les groupes de pression plus informels et discrets ? Que montrent-ils des liens entretenus avec le pays d’« origine » et la société locale ? Comment se négocient les relations avec les Etats et les électeurs ? Que traduisent l’acquisition et la transmission de double ou triple nationalités pour les électeurs, les représentants élus et leurs réseaux d’appartenance ? Ces processus favorisent-ils des carrières politiques locales ? L’engagement dans la coopération bilatérale ou dans des organisations internationales constitue un autre mode de participation politique. Comment pèse-t-il dans les sociétés locales ? Que dit-il des relations nouées avec leurs élites sur place et à l’étranger ?

Ce dossier thématique souhaite accueillir des contributions de différentes disciplines, en français ou en anglais, qui s’appuient sur des données originales. Le thème de ce dossier soulève également des questions transversales qui relèvent de l’épistémologie des sciences sociales. La réflexivité et la positionnalité des chercheur.e.s apparaissent essentielles face à ces objets de recherche et aux outils scientifiques mobilisés pour (re)penser la production des savoirs relatifs à l’Afrique.

- Coordination du dossier : Hélène Quashie (LARTES-IFAN, IMAF)
- Modalités de soumission : les propositions de contribution (résumé d’une page en français ou en anglais) sont à envoyer à helenemv.quashie chez gmail.com avant le 6 décembre 2021.
- Calendrier : 6 décembre 2021 (Date limite de soumission des propositions)
et 17 décembre 2021 (Notification aux auteur·es de l’acceptation ou du refus de leur proposition)


Titre
« Voluminous Ventures. Writing World History in the 21st Century »
Date
Lundi 6 décembre 2021, 16 h-18 h 30
Descriptif

L’histoire mondiale de Fischer (première édition 1965–1983) est, avec ses 36 volumes, une entreprise éditoriale sans équivalent. Une équipe d’éminents spécialistes élabore actuellement une nouvelle édition de cette œuvre monumentale et poursuit une approche d’« histoire régionale mondiale ». Wolfgang Schwentker (université d’Osaka et éditeur de la série) et Christoph Cornelißen (université de Francfort et éditeur du volume Europa im 20. Jahrhundert) présenteront la conception à l’Institut Historique Allemand de Paris et discuteront les enjeux du projet « Écrire l’histoire du monde » dans un contexte plus large.

La table ronde se concentrera sur le rôle des interconnexions et de la construction du récit.
- Harald Fischer-Tiné (ETH Zurich) commentera du point de vue de la recherche sur le sous-continent indien,
- Merry Wiesner-Hanks (université du Wisconsin et éditeur de Cambridge World History) du point de vue de la recherche anglo-américaine,
- Quentin Deluermoz (université Sorbonne-Paris-Nord) du point de vue de la recherche française,
- Catherine Coquery-Vidrovitch (université de Paris) du point de vue de la recherche sur l’Afrique subsaharienne.

L’événement (avec traduction simultanée anglais-français) se déroulera dans un format hybride en coopération avec le DHI Washington, le MIASA Accra et le Max Weber Forum for South Asian Studies.

Informations pratiques
- Inscription pour une participation sur place : event chez dhi-paris.fr
(un pass sanitaire est nécessaire)
- Inscription pour une participation en ligne : zoom


Titre
Éléonore Chanlat-Bernard (EHESS & Sciences Po Toulouse), « Famine et administration coloniale au Bengale dans la seconde moitié du XIXe siècle »
Date
Mardi 7 décembre 2021, 12 h 30-14 h
Titre
Circulations, connexions, confluences entre Asie et Pacifique » — Aix-Marseille université
Date
9-10 décembre 2021
Descriptif

Journées d’étude organisé par le Centre de Recherche et de Documentation sur l’Océanie (CREDO) et l’Institut de Recherches Asiatiques (IRASIA) les 9-10 décembre 2021, Amphithéâtre de l’Îlot Bernard du Bois, Aix-Marseille Université 5 Bd Maurice Bourdet 13001 Marseille

Programme

Comité organisateur :
Marc Tabani (CNRS-CREDO)
Thi Phuong Ngoc Nguyen (AMU-IRASIA)
Isabelle Merle (CNRS-CREDO)

CREDO (UMR 7308) Centre de Recherche et de Documentation sur l’Océanie


Titre
« Les sociétés américaines face aux bouleversements (XVIe-XXIe siècles) » — Aix-Marseille université
Date
Dimanche 12 décembre 2021
Descriptif

Journées d’études des doctorant·e·s du laboratoire Mondes Américains, mars 2022 au Campus Condorcet à Aubervilliers

Organisées par Julia Garcia Aranzazu (CRBC), Seyni Gueye (CRBC), Ana Maria Jiménez Guevara (CERMA), Tristan Le Bras (CENA), Jonas Musco (CENA), Eldi Paola Robayo (CERMA) & Antoine Rousseau (CRALMI).

Depuis février 2020, la pandémie mondiale de Covid-19 nous a fait intimement ressentir l’expérience d’un basculement entre un « monde d’avant » et un « monde d’après », dont l’onde de choc s’est étendue à l’ensemble des sphères d’activités de notre société. Cette expérience nous invite à questionner les modes d’appréhension et de vécu des moments de basculement dans les sociétés humaines, au prisme d’un élargissement tant chronologique que spatial.

En ce sens, les mondes américains constituent un terrain d’études privilégié. Des conquêtes ibériques du tournant du XVIe siècle à l’ouragan Katrina (2005) en passant par la révolte des esclaves de Saint-Domingue (1791), les sociétés américaines se sont forgées dans des dynamiques de bouleversements socio-politiques, économiques, démographiques et écologiques, dont les incidences ont parfois atteint une échelle globale. Ces bouleversements peuvent avoir de multiples origines qu’il s’agit de considérer ensemble afin de penser ces phénomènes dans leur complexité. Par exemple, la catastrophe démographique provoquée par l’arrivée des Espagnols illustre l’imbrication des dynamiques tant environnementales que sociopolitiques. Distinguer ce qui relève de l’un ou de l’autre, puis observer la combinaison de ces facteurs, sera également l’un des objectifs de cette journée d’études.

Modalités de soumission :
- Propositions de 1000 signes environ + courte bibliographie
- Date limite : 12 décembre 2021
- Réponse donnée début janvier
- Envoyer à jedmondesamericains chez gmail.com
- Communications de 20 min en français, anglais, espagnol ou portugais
- Ouvert aux doctorant·e·s et masterant·e·s de toutes universités


Titre
Grégory Valdespino (Université de Chicago) : « « Views of this Cosmopolitan Camp » : Dwelling and Displacement among France’s West African Soldiers in World War I » — Aix-Marseille université
Date
Lundi 13 décembre 2021, 10 h-12 h
Titre
« Le chemin de fer et ses artefacts matériels : regards sur deux siècles d’enjeux environnementaux » — Paris
Date
Mercredi 15 décembre 2021
Titre
« Travail servile et dynamiques économiques XVIe-XXIe siècle » — Ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance
Date
15-16 décembre 2021
Descriptif

Colloque international organisé par le Comité pour l’histoire économique et financière de la France, l’Institut de la gestion publique et du développement économique (Ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance) et la Fondation pour la mémoire de l’esclavage
15 et 16 décembre 2021

Ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance
139 rue de Bercy 75012 Paris
Salle du CASC

Inscription obligatoire

15 décembre 2021

PREMIÈRE PARTIE : ÉCONOMIES DE LA TRAITE ET DE L’ESCLAVAGE

Session 1 9 h 00-10 h 20 Économie de la traite
Président : Alessandro Stanziani, CNRS-EHESS
- L’invention de la traite euro-africaine et le premier système atlantique, António de Almeida Mendes, université de Nantes
- Prix, mortalité et fraude : l’économie de la traite des esclaves dans le sud-ouest de l’océan Indien au XVIIIe siècle, Rafaël Thiébaut, musée du quai Branly-Jacques Chirac
- Le jeu de nombres et les transformations sociales : la traite des esclaves en Afrique, Andreas Eckert, université Humboldt de Berlin, Allemagne
- Politique fiscale et traite négrière : le cas des « coutumes » ou taxes en Sénégambie XVIIe-XIXe siècle, Cheikh Sene, université de Paris 1 Panthéon Sorbonne

Session 2 10 h 50-12 h 10 Économies de plantation et post esclavagiste dans les empires français et anglais
Présidente : Anne Conchon, université Paris 1 Panthéon Sorbonne

- Le plantation complex moderne à Saint-Domingue : un débat inachevé, Paul Cheney, université de Chicago, États-Unis
- Another Great Divergence : British North America, the British West Indies and the Slave Trade, Trevor Burnard, université de Hull, Royaume-Uni
- Immigrants sous contrat, gens casés et prolétaires ruraux : les modalités du travail dans les domaines sucriers de la Guadeloupe et de la Martinique dans la transition post esclavagiste (fin XIXe-premier XXe siècle), Jean-Pierre Sainton, université des Antilles
- Comparative perspective. Variant or sui generis ? The plantation economy of Ile de France/Mauritius in comparative perspective with British and French Caribbean islands, Vijaya Teelock, université de Maurice, île Maurice

Session 3 14 h 00-15 h 20 Pratiques économiques des esclaves
Présidente : Béatrice Touchelay, université de Lille

- Le travail rémunéré des esclaves antillais (colonies françaises, XVIIe-XIXe siècle). Une porte ouverte sur la consommation et vers la liberté, Jérôme Jambu, université de Lille
- Les pratiques économiques de l’esclavage est africain, Henri Médard, Aix-Marseille université, Institut des mondes africains
- État des lieux et perspectives sur la participation des esclaves des Antilles françaises et anglaises aux économies coloniales XVIIe-XIXe siècle, Dominique Rogers, université des Antilles
- De l’esclavisé au planteur émancipé en milieu caféier aux XVIIIe et XIXe siècles, Marie Hardy-Seguette, université des Antilles

Session 4 15 h 50-17 h 10 Capitalisme et esclavage
Présidente : Myriam Cottias, CNRS

- Capitalism and the Second Slavery of the Jihad States of West Africa, Paul E. Lovejoy, université de York, Canada
- Esclavage et fiscalité dans le royaume du Ndongo (Angola, XVIe-XVIIe siècle), Catarina Madeira Santos, EHESS
- Slavery and Dutch Colonial Capitalism in the Indian Ocean and Atlantic Ocean Realm, Ulbe Bosma, université d’Amsterdam, Pays-Bas
- Capitalisation dans les élites africaines à partir du commerce atlantique des esclaves (années 1470-années 1870), Guy Saupin, université de Nantes

16 décembre 2021

DEUXIÈME PARTIE TRAVAIL CONTRAINT, TRAVAIL FORCÉ XVIe-XXe SIÈCLE

Session 5 9 h 00-10 h 20 Le travail contraint XVIe-XVIIIe siècle
Président : António de Almeida Mendes, université de Nantes

- La corvée au XVIIIe siècle : les déclinaisons d’une forme de travail contraint en métropole et dans les colonies, Anne Conchon, université Paris 1 Panthéon Sorbonne
- Les conditions serviles au travail dans l’Empire ottoman (XVIe-XVIIe siècle), Hayri Gökşin Özkoray, Aix-Marseille université
- Dynamiques de traite en Chine (XVIe-XVIIIe siècle), Claude Chevaleyre, CNRS
- Dettes et créances dans une société esclavagiste (Louisiane espagnole, 1763-1803), Soizic Croguennec, université de la Guyane

Session 6 10 h 50-12 h 10 Les conséquences économiques des abolitions
Présidente : Gusti Gaillard-Pourchet, université d’État d’Haïti

- Les indemnités du XIXe siècle comme révélateur des organisations économiques et sociales des sociétés coloniales esclavagistes, Myriam Cottias, CNRS et Jessica Balguy, EHESS
- Indemniser les planteurs pour abolir l’esclavage ?, Frédérique Beauvois, université de Lausanne, Suisse
- L’abolition de l’esclavage dans l’empire britannique et l’indemnisation des propriétaires d’esclaves à l’île Maurice (1834-1844), Stéphanie Tamby, musée intercontinental de l’esclavage de Maurice, île Maurice
- Abolition de l’esclavage et indemnité : le cas d’Haïti, Jean-François Brière, université de l’État de New York, États-Unis

Session 7 14 h 00-15 h 10 Le travail forcé fin XIXe-XXe siècle
Présidente : Laure Quennouëlle-Corre, CNRS
- Post Liberation Slaves and Labour Shortage in French West Africa (1848-1905), Babacar Fall, université de Dakar, Sénégal
- L’immigration sous contrat à La Réunion et à l’île Maurice (années 1840-1880), Alessandro Stanziani, EHESS-CNRS
- Les engagés africains à La Réunion au XIXe siècle : de la captivité à la servitude, Virginie Chaillou-Atrous, université de Nantes
- Pour une microhistoire de l’engagisme aux Antilles et à la Guyane françaises, Céline Flory, CNRS

Table ronde avec les acteurs contemporains de la lutte contre l’esclavage
15 h 40-18 h 00

Comité scientifique :
António de Almeida Mendes, maître de conférences à l’université de Nantes, FME
Anne Conchon, professeure à l’université de Paris 1 Panthéon Sorbonne, CHEFF
Myriam Cottias, directrice de recherche au CNRS, FME
Gusti Gaillard-Pourchet, professeure à l’université d’État d’Haïti, FME
Pierre-Cyrille Hautcœur, directeur d’études à l’EHESS, CHEFF
Laure Quennouëlle-Corre, directrice de recherche au CNRS, CHEFF
Alessandro Stanziani, directeur de recherche au CNRS, directeur d’études à l’EHESS, FME
Béatrice Touchelay, professeure à l’université de Lille, CHEFF

Pass sanitaire ou équivalent requis.


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