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Titre
« Frapper le fer. L’art des forgerons africains »
Date
Du 19 novembre 2019 au 29 mars 2020
Descriptif

« À travers près de 230 œuvres exceptionnelles, l’exposition dévoile la technicité complexe et riche de l’une des traditions de fer forgé les plus sophistiquées au monde. Panorama inédit des créations de ces maîtres du feu depuis plus de 2500 ans.
Peu d’endroits dans le monde ont un rapport aussi puissant avec le fer que l’Afrique subsaharienne. Depuis plus de deux millénaires, le travail de l’un des matériaux les plus fondamentaux de la planète a révolutionné le continent et façonné en profondeur ses communautés et cultures, des champs aux foyers, des terrains de bataille aux lieux religieux. Sous le marteau du forgeron africain, maître du feu et virtuose de la transformation, le métal a été fondu, forgé, martelé puis métamorphosé en objets, et parfois investis d’un pouvoir social et spirituel, avec une sensibilité artistique impressionnante.

Orchestrée par l’artiste et forgeron américain Tom Joyce et les membres du comité scientifique, l’exposition « Frapper le fer, l’art des forgerons africains » déploie une diversité de formes et de traditions autour du fer dans différentes régions du continent subsaharien. Près de 230 pièces réalisées entre le 17e siècle et l’époque contemporaine, allant de la sculpture en bois à une myriade de formes de monnaies, instruments de musique, armes, objets de prestige, témoignent du talent et des prouesses techniques des forgerons d’Afrique, personnages autant vénérés que craints. Un ensemble unique d’œuvres, de collections publiques et privées, originaires de plus de quinze pays parmi lesquels le Nigeria, le Mali, le Bénin ou la République démocratique du Congo, est réuni au musée du quai Branly - Jacques Chirac pour l’une des présentations les plus complètes jamais réalisées. »

Exposition organisée par le Fowler Museum at UCLA, Los Angeles, grâce aux contributions majeures du National Endowment for the Humanities et du National Endowment for the Arts. L’exposition a également reçu le soutien du Martha and Avrum Bluming Exhibition Fund.


Titre
« Amérique(s) et colonialité au prisme de l’histoire »
Date
Vendredi 13 décembre 2019, 10 h-12 h
Descriptif

Séance animée par Mina Kleiche (IRD) et Lissell Quiroz (URN)


Titre
« La voie cheyenne » : Table ronde — Paris, Centre Port-Royal
Date
Vendredi 13 décembre 2019, 13 h 30-18 h
Descriptif

Programme

13h30 : Lectures de… Karl N. Llewellyn et E. Adamson Hoebel, La voie cheyenne : conflit et jurisprudence dans la science primitive du droit

Table ronde organisée par Pierre Bonin et Pierre Brunet, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, IRJS, et Soazick Kernels, Université Paris Nanterre, CHAD
- Le trouble exemplaire universel, nouvelle introduction à La voie cheyenne, Louis Assier-Andrieu, CNRS, Sciencepo Paris
- De Cheyenne Way à Theory of Rules, ou du pluralisme à la praxéologie : l’évolution d’usages personnels de Llewellyn, Baudouin Dupret, CNRS, Université catholique de Louvain
- La réception de Cheyenne Way. Réflexions autour de la construction d’un ouvrage classique, Yannick Ganne, Université de Strasbourg
- L’influence réaliste dans la démarche de la Voie Cheyenne ?, Eric Millard, Université Paris Nanterre
- Droit moderne, voie cheyenne et juridicité comparée : d’une impasse à une issue et retour, Frédéric F. Martin, Université de Nantes
- Terrain et droit – éléments d’épistémologie comparée, Julie Colemans, Université de Liège
- La Voie cheyenne, une saga américaine ? Relire Llewellyn et Hoebel à la lumière des Sturlungar, Gilduin Davy, Université Paris Nanterre


Titre
« Patrimoines, spiritualités et religions » — Paris, Centre Port-Royal
Date
Vendredi 13 décembre 2019, 14 h-17 h
Descriptif

- Galia Valtchinova, Saints Constantin et Hélène, la marche rituelle sur le feu et l’entrée des anastenaria /nestinari au patrimoine immatériel de l’UNESCO (2009)
- Benjamin Chavardès, Altera Roma : la reconversion des églises à Avignon
- Gaetano Ciarcia, Les cultes vodun comme capital culturel et mémoriel au Bénin


Titre
« Femmes musulmanes en Europe » — Paris, Centre Port-Royal
Date
Vendredi 13 décembre 2019, 14 h 30-17 h 30
Descriptif

Atelier 3
- Jocelyne Dakhlia (EHESS, CRH)Invisibles ou "désenchantées" : femmes musulmanes en Europe
- Fabio Giomi (CNRS, CETOBaC) Construire la femme musulmane européenne : associations, genre et islam en Bosnie post-ottomane


Titre
Frédéric Régent, « De la servitude des engagés européens à l’esclavage des Africains (xviie-xviiie siècles) » — Paris, Centre Port-Royal
Date
Samedi 14 décembre 2019, 15 h-17 h
Descriptif

Accès libre.
Inscription à up chez cm98.fr


Titre
« Migrations et indépendances : deux siècles de témoignages et de représentations entre le Mexique, l’Amérique centrale, l’Espagne et la France (1820-2020) » — Paris, Centre Port-Royal
Date
Dimanche 15 décembre 2019
Descriptif

Migration and independence : two centuries of accounts and representations between Mexico, Central Ameria, Spain and France (1820-2020)

Migraciones e Independencias : dos siglos de testimonios y representaciones entre México, Centroamérica, España y Francia, 1820-2020

Texte Appel en français

Tout au long de son histoire et en particulier au XIXe siècle, la ville de Bordeaux a été le point de départ de milliers d’émigrants vers l’Amérique latine. Dans le sens contraire, à partir du Mexique, commerçants, financiers, diplomates et étudiants, artistes et écrivains ont voyagé puis laissé des traces, des textes et des images diverses sur l’expérience vécue dans le pays d’accueil, l’expérience de l’identité étrangère, la xénophobie ou l’extranéité.

Les pistes de recherche du colloque international Migrations et indépendances : deux siècles de témoignages et de représentations entre le Mexique, l’Amérique centrale, l’Espagne et la France, 1820-2020 organisé début juillet 2020, à l’université Bordeaux Montaigne, portera sur les parcours migratoires, les expériences de voyage et les séjours entre le Mexique et l’Amérique centrale et d’autre part, l’Espagne ou la France, tout au long des deux siècles depuis les indépendances jusqu’à nos jours.

Des résumés pourront aussi être proposés sur l’histoire des politiques migratoires mises en œuvre depuis le XIXe siècle, l’installation des Espagnols Américains à Bordeaux et dans le sud-ouest de la France à la fin de la Guerre d’Indépendance (1810-1821) , les projets de colonisation régionale et les migrations spontanées vers le Mexique et l’Amérique centrale, l’exil européen pendant la révolution mexicaine, ainsi que la fascination des intellectuels et artistes européens pour le Mexique dans l’entre-deux-guerres. Ces axes thématiques ont pour but d’inverser le regard et d’explorer la vision partagée par les voyageurs mexicains et centraméricains sur l’autre monde, la France et l’Espagne, pays visités par d’innombrables personnalités politiques et intellectuelles, ainsi que par des témoins anonymes depuis deux cents ans.

Les contributeurs s’efforceront de déchiffrer les ego-documents sans exclure les publications dans la presse sur ces deux mondes si mal définis par les étiquettes de "Vieux Monde" et "Nouveau Monde". Des propositions consacrées aux productions littéraires ou artistiques inspirées par les migrations plus récentes et présentées sont aussi attendues sur le renouvellement du canon littéraire, la représentation multiculturelle ou la transcription de la diglossie entre les deux espaces francophones et hispanophones, pour contribuer à partir de la sociolinguistique et la sémiotique à la réflexion sur les circulations humaines qui inspirent la littérature et les arts depuis les plus anciennes mythologies mexicaine et centroaméricaine.

La participation d’historiens et de littéraires, de géographes et de linguistes, d’anthropologues et d’historiens de l’art, travaillant à partir des témoignages mexicains et centraméricains sur les voyages et les migrations, les exils et les séjours européens est attendue. Les correspondances, les journaux de bord, les écrits intimes ou publics seront les principales sources explorées comme expressions d’expériences individuelles et collectives transatlantiques entre le Mexique, l’Amérique centrale et l’Europe.

Le colloque international s’inscrit dans le cadre des projets portés par Isabelle Tauzin-Castellanos, pour la Région Nouvelle-Aquitaine : EMILA Écritures migrantes latino-américaines : Histoire et traces de/vers la Nouvelle Aquitaine (projet Région)et pour l’Institut Universitaire de France : Transferts culturels entre l’Amérique latine et la France des Indépendances hispano-américaines aux Arts indigénistes.

En juillet 2016, le colloque international de littérature latino-américaine consacré à 15 ans de littérature migrante, itinérante et exilée entre l’Amérique latine et l’Europe (2000-2015) a eu lieu à l’université Bordeaux Montaigne. Les actes du congrès ont été publiés en collaboration avec Efrén Ortiz Domínguez, professeur de littérature mexicaine de la Universidad Veracruzana. En juin 2019, l’Institut Mora a organisé à Mexico le colloque international "Perspectives mexicaines sur la France et les Etats-Unis" à l’initiative conjointe d’Ana Rosa Suarez Argüello, de l’Institut Mora et Isabelle Tauzin-Castellanos (IUF-Bordeaux Montaigne). Entre 2015 et 2018, l’historien Ronald Soto Quirós (Université de Bordeaux) a organisé trois colloques internationaux consacrés à l’histoire des voyages, des migrations et des inégalités ethno-raciales en Amérique Centrale et au Mexique, dans le cadre du groupe de Recherches Américanistes de l’Équipe d’Accueil des hispanistes et américanistes Ameriber.

Compte tenu du succès et de la dynamique de ces rencontres qui ont rassemblé historiens, historiens de l’art et chercheurs en littérature, les organisateurs du colloque Migrations et Indépendances : Deux siècles de témoignages et de représentations entre le Mexique, l’Amérique centrale, l’Espagne et la France, 1820-2020 invitent la communauté universitaire internationale à contribuer aux travaux scientifiques pour configurer un réseau scientifique transatlantique à l’occasion du colloque international latino-américain de Bordeaux qui aura lieu les 1er, 2 et 3 juillet 2020, à l’université Bordeaux Montaigne.

Modalités de soumission

Les résumés seront reçus au format Word (une page),
- avec le titre de la communication,
- l’adresse électronique du chercheur qui soumet le résumé,
- le résumé de 10 à 15 lignes
- la bibliographie relative au sujet proposé
- le curriculum vitae de la même longueur.

Les travaux proposés doivent être inédits.
Les propositions seront envoyées jusqu’au 15 décembre 2019 à emila chez u-bordeaux-montaigne.fr avec l’en-tête : soumission colloque Bordeaux 2020.

Les réponses seront transmises avant le 31 janvier 2020.

Les frais de déplacement seront pris en charge par les conférenciers.

Les frais d’inscription (40 euros) couvriront le programme et les repas pendant le congrès.

Comité scientifique

Isabelle Tauzin-Castellanos (AMERIBER, Université Bordeaux Montaigne)
Óscar Álvarez Gila (Gr. País Vasco, Europa y América…, Universidad del País Vasco)
Efrén Ortiz Domínguez (Universidad Veracruzana)
Cécile Quintana (CRLA, Université de Poitiers)
Ronald Soto-Quiros (AMERIBER, Université de Bordeaux)
Ana Rosa Suárez Argüello (Instituto Mora)


Titre
« L’orientalisme en train de se faire »/2 — Paris, Centre Port-Royal
Date
Vendredi 20 décembre 2019, 13 h-17 h
Descriptif

(1) René Basset, directeur français de l’Encyclopédie de l’Islam
Guy Basset
Discutant : Léon Buskens (Université de Leiden et NIMAR, Rabat)

(2) Marier René. Ethnographie d’un arrangement matrimonial entre Alger et Lunéville (1888-1890)
Sarah Asset (ancienne étudiante du Master PDI) et Emmanuel Szurek (EHESS)
Discutant : Anne Verjus (CNRS-Triangle)


Titre
« Marges impériales en dialogue. Échanges, transferts, interactions et influences croisés entre les espaces post-coloniaux francophones et la périphérie soviétique européenne dans la seconde moitié du XXe siècle » — Paris, Centre Port-Royal
Date
Mardi 31 décembre 2019
Descriptif

« Les 30 et 31 mai dernier, à l’Université de Pécs, en Hongrie, se tenait le colloque « Marges impériales en dialogue. Échanges, transferts, interactions et influences croisés entre les espaces post-coloniaux francophones et la périphérie soviétique européenne dans la seconde moitié du XXe siècle ». Organisé avec le soutien du l’Académie hongroise des sciences, du Labex EHNE, de l’Université de Nantes, de l’Université Babes-Bolyai de Cluj et de l’Université de Szeged, ce rendez-vous scientifique avait vocation à étudier les relations entre les démocraties populaires de l’Europe centrale orientale et balkanique et les États post-coloniaux francophones.

Malgré la richesse des communications proposées, il n’a pas été possible de brosser un panorama complet de la situation dont certains aspects sont restés dans l’ombre. Dans la perspective à venir de la publication aux éditions Codex www.editions-codex.fr, il semble nécessaire aux organisateurs d’ouvrir ce volume collectif aux études des chercheurs en histoire coloniale, de la guerre froide, ou encore de l’Europe centrale, orientale et balkanique qui pourraient être intéressés à y contribuer.

Les textes proposés pourront avoir trait à la coopération diplomatique et militaire, policière et judiciaire, culturelle et universitaire, financière et économique ; que ces relations soient bi ou multilatérales. Elles traiteront essentiellement des anciennes colonies belges et françaises d’Afrique dans leurs relations avec l’Albanie, l’Allemagne de l’Est, la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie, la Pologne, la Tchécoslovaquie et la Yougoslavie. Néanmoins, celles qui porteraient sur les anciennes colonies de la Fédération indochinoise ou sur les républiques socialistes soviétiques d’Ukraine, de Biélorussie, de Moldavie, des États baltes (Estonie, Lettonie, Lituanie), du Caucase (Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie), voire d’Asie centrale (Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Turkménistan, Tadjikistan, y compris Afghanistan) seront également les bienvenues. »

Pour toute demande complémentaire d’informations matthieu.boisdron chez univ-nantes.fr
Matthieu Boisdron
Chargé d’enseignement à l’Université de Nantes
Doctorant à Sorbonne Université


Titre
REAF 2020 : sixièmes rencontres des « Études Africaines en France » — Paris, Centre Port-Royal
Date
Lundi 6 janvier 2020
Descriptif

Le Groupement d’Intérêt Scientifique « Études Africaines en France » tiendra ses sixièmes rencontres les mardi 7, mercredi 8, jeudi 9 et vendredi 10 juillet 2020, sur le site Saint Charles d’Aix-Marseille Université.

Ces rencontres sont une invitation à dépasser les cloisonnements disciplinaires et institutionnels. Elles offrent l’occasion aux spécialistes issu.e.s de différentes disciplines en sciences humaines et sociales d’échanger autour de thèmes de recherche en commun en confrontant les approches de travail, les périodes historiques, les zones géographiques du continent. En rassemblant des chercheur.e.s d’horizons divers, travaillant en France et partout dans le monde, les REAF constituent également un espace pour améliorer la visibilité des travaux que mènent les chercheur.e.s. Ces rencontres sont ouvertes à toutes formes d’écriture de la recherche.

Pour ces 6èmes rencontres, nous inviterons ceux et celles qui le souhaitent à élargir cet espace de parole, le temps d’un après-midi "hors les murs", en partageant leurs recherches avec d’autres publics - scolaires, passant.e.s, curieux.ses, touristes, étudiant.e.s – dans le quartier Belsunce, en plein cœur de la ville de Marseille.

Consignes :

Les chercheur.e.s (à partir du niveau doctorat) sont invité.e.s à déposer sur le site, un document présentant une proposition d’atelier au plus tard le 6 janvier 2020

Le document doit être intitulé selon le modèle : reaf2020_NOM(S)RESPONSABLE(S)
et comprendre :
- le titre et le résumé de l’atelier (en français ou en anglais, 2500 signes maximum) ;
- le nom, l’adresse électronique, l’institution et/ou le laboratoire d’appartenance de chacun.e des responsables (deux au maximum) de l’atelier ;
- le nom des intervenant.e.s (jusqu’à cinq maximum) ;
- le titre et le résumé de chaque communication (en français ou en anglais, 2500 signes maximum).

Calendrier :

1 / Propositions d’ateliers constitués attendues pour le 6 janvier 2020.
2 / Validation des propositions d’atelier par le comité scientifique pour le 29 février 2020.
3 / Mise en ligne de la liste des ateliers et de leur composition le 30 mars 2020.
4 / Participation aux rencontres "hors les murs" : inscription avant le 30 mars 2020.
5/ Inscription aux REAF avant le 15 juin 2020.


Titre
« L‘histoire environnementale en France et en Allemagne. Problèmes actuels et perspectives d’avenir / Umweltgeschichte in Frankreich und Deutschland. Aktuelle Probleme und Zukunftsperspektiven » — Paris, Centre Port-Royal
Date
Lundi 6 janvier 2020
Descriptif

L’université d’été, organisée par l’Institut historique allemand à Paris et l’École des hautes études en sciences sociales (CHR-GRHEN), permettra aux doctorant(e)s, post-doctorant(e)s et étudiant(e)s en master avancé(e)s des deux pays de présenter leurs projets actuels à un cercle d’experts confirmés. L’objectif est d’approfondir, tout en prenant en compte le débat international, la connaissance des approches en histoire environnementale, de les comparer entre elles et de promouvoir la mise en réseau transnational des jeunes chercheuses et chercheurs dans ce domaine. L’université d’été est délibérément conçue pour couvrir différentes époques (de la fin du Moyen Âge à l’époque contemporaine) et la plus grande diversité de sujets possibles.

Texte Appel

Depuis la fin des années 1960, l’histoire environnementale s’est rapidement développée comme une branche nouvelle et importante de la recherche historique. Située à la croisée de nombreuses approches (histoire économique, histoire des techniques, histoire des sciences, histoire sociale…) elle aborde et renouvelle toutes ces questions.

Plutôt qu’une spécialisation sur un objet clairement défini, « l’environnement », l’histoire environnementale propose une nouvelle perspective, attentive à la fois à la nature, à la matérialité des sociétés, aux interactions entre les phénomènes physiques et biologiques et les sociétés, et plus généralement à l’histoire longue des questions environnementales contemporaines.

Les concepts et les méthodes de l’histoire environnementale font donc l’objet d’un débat international animé dans lequel des voix françaises et allemandes jouent un rôle important. L’Université d’été, organisée par l’Institut historique allemand à Paris et l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, permettra aux doctorant(e)s, post-doctorant(e)s et étudiant(e)s en master avancé(e)s des deux pays de présenter leurs projets actuels à un cercle d’experts confirmés. L’objectif est d’approfondir, tout en prenant en compte le débat international, la connaissance des approches en histoire environnementale, de les comparer entre elles et de promouvoir la mise en réseau transnationale des jeunes chercheuses et chercheurs dans ce domaine.

L’Université d’été est délibérément conçue pour couvrir différentes époques (de la fin du Moyen Âge à l’époque contemporaine) et la plus grande diversité de sujets possibles. Certaines questions néanmoins guideront les discussions : les savoirs, discours et pratiques structurant la relation entre l’homme et l’environnement ; l’évolution des modes de régulation de l’environnement (pollution, usages des ressources, communs, propriété…) ; les cadres juridiques et administratifs du « développement » ; l’histoire des formes contemporaines de réflexivité environnementale (« durabilité », « environnement », « climat ») ; la question des conflits et des inégalités environnementales ; la place des guerres et des crises (économiques, géopolitiques, « naturelles ») dans la reconfiguration des relations entre l’homme et l’environnement ; la prise en compte de la matérialité des systèmes sociaux dans l’écriture de l’histoire ; l’articulation entre modes de consommation et transformation des environnements.

Sous réserve de l’obtention du financement par l’Université franco-allemande, les frais de voyage des participants seront remboursés et une subvention substantielle leurs sera accordée pour les frais de logement. Les langues de travail de l’université d’été seront le français et l’allemand, mais des contributions en anglais seront possibles. La maîtrise active d’une langue étrangère et la compréhension passive de la seconde seront requises. Une affiliation à une université allemande ou française est souhaitée, mais elle n’est pas une condition préalable à la participation.
Modalités de candidature

Les dossiers de candidature doivent être envoyés dans une des langues de la conférence jusqu’au 6 janvier 2020

Les dossiers doivent comprendre un résumé de conférence d’environ 4000 signes (incluant les espaces) ainsi qu’un CV sous forme de tableau avec les détails de la formation universitaire, une liste des publications (si disponible) et les détails des compétences linguistiques.

Les candidat(e)s retenu(e)s devront envoyer un texte de travail de 20.000 à 50.000 signes (incl. les espaces) jusqu’au 15 mai 2020 aux organisateurs.

Comité scientifique

Jean-Baptiste Fressoz (EHESS),
Frédéric Graber (EHESS),
Rainer Babel (IHA),
Dorit Brixius (IHA)


Titre
« L’enseignement en situation coloniale et postcoloniale. Perspectives croisées », Tsingy : Revue de Sciences humaines, Sud-Ouest de l’océan Indien, 24, 2020 — Paris, Centre Port-Royal
Date
Vendredi 10 janvier 2020
Descriptif

Responsable scientifique du numéro : Pierre-Éric FAGEOL, Université de La Réunion, ICARE (EA 7389)

Comité d’expertise
- Pascale Barthélémy, ENS Lyon, LARHRA (UMR5190)
- Frédéric Garan, Université de La Réunion, OIES (EA 12)
- Claude Prudhomme, Université Lumière - Lyon 2, LARHRA (UMR5190)
- Célestin Razafimbelo, ENS Antananarivo, CIRD
- Rebecca Rogers, Université Paris-Descartes, CERLIS (UMR 8070)
- Nathalie Wallian, Université de La Réunion, ICARE (EA 7389)

« L’histoire de l’enseignement en situation coloniale fait l’objet de profonds renouvellements (Barthélémy Pascale, 2010). La place désormais accordée aux acteurs (Labrune-Badiane Céline & Smith Étienne, 2018) et aux pratiques d’enseignement ouvre de nouvelles perspectives de recherche sur l’efficience d’une école coloniale qui dépasse le seul cadre de la mission civilisatrice et de la politique d’assimilation (Léon Antoine, 1991). Du curriculum prescrit au curriculum réel, des discours scolaires aux pratiques de classe, des cadres officiels de référence à l’émergence de nouvelles référentialités coloniales, les perspectives de recherche sont désormais à la croisée de divers champs convoquant tout à la fois une histoire sociale de groupes professionnels issus du milieu éducatif (Duteil Simon, 2009) et une histoire des fondements didactiques et pédagogiques de l’enseignement colonial. La circulation de modèles pédagogiques depuis les métropoles et entre les colonies interroge également les mobilités impériales et le rôle des acteurs sur les stratégies éducatives coloniales dans une perspective transnationale et trans-impériale (Rogers Rebecca, 2019 ; Matasci Damiano, 2015). »

Les propositions pourront s’insérer dans une ou plusieurs des thématiques suivantes :
- Adaptation de l’enseignement au milieu colonial,
- Pratiques de classes et supports d’enseignement,
- Évaluation des élèves, des enseignants et des dispositifs,
- Témoignages et récits des acteurs,
- Formation des maîtres et des enseignants,
- Le rôle des missions et des acteurs religieux,
- Héritages postcoloniaux.

Tout en prenant en compte les particularités de l’océan Indien, les propositions émanant d’autres aires coloniales permettront d’établir d’utiles comparaisons.

Modalités et calendrier

Les propositions d’articles sont à envoyer à pierre-eric.fageol chez univ-reunion.fr et frederic.garan chez univ-reunion.fr pour le 10 janvier.

Les articles pourront être rédigés en français ou en anglais.

Si votre proposition est retenue, les articles seront à envoyer pour mi-juillet en vue d’une publication lors du second semestre 2020.

Références bibliographiques
- Barthélémy Pascale, « L’enseignement dans l’Empire colonial français : une vieille histoire ? », Histoire de l’éducation, n°128, 2010.
- Duteil Simon, Enseignants coloniaux. Madagascar, 1896-1960, Thèse de l’université du Havre, 2009.
- Labrune-Badiane Céline & Smith Étienne, Les Hussards noirs de la colonie - instituteurs africains et « petites patries » en AOF (1913-1960), Paris, Karthala, 2018.
- Léon Antoine, Colonisation, enseignement et éducation, Paris, L’Harmattan, 1991.
- Matasci Damiano, L’école républicaine et l’étranger, Lyon, ENS Éditions, 2015.
- Rogers Rebecca, « Conversations About the Transnational : Reading and Writing the Empire in the History of Education », dans Eckhardt Fuchs & Eugenia Roldán Vera, The Transnational in the History of Education. Concepts and Perspectives, Londres, Palgrave Macmillan.


Titre
Frédéric Régent, « De l’esclavage colonial des créoles et des Africains à l’engagisme africain et asiatique (xixe siècle) » — Paris, Centre Port-Royal
Date
Samedi 11 janvier 2020, 15 h 45-17 h 45
Descriptif

Accès libre.
Inscription à up chez cm98.fr


Titre
« ’Cadrages coloniaux’. Usages privés de la photographie dans les empires européens (De la seconde moitié du XIXe siècle aux indépendances) » — Maison Européenne de la Photographie, Paris
Date
13-14 janvier 2020
Titre
« ’Cadrages coloniaux’. Usages privés de la photographie dans les empires européens. (De la seconde moitié du XIXe siècle aux indépendances) » — Paris
Date
13-14 janvier 2020
Descriptif

Entrée sur réservation à l’adresse cadragescoloniaux chez gmail.com
(Indiquez le ou les jours de présence)

Programme

13 janvier 2020

9 h 20 Accueil des participants (entrée sur réservation)

9 h 50 Introduction par Daniel Foliard (Université Paris Ouest Nanterre) et Mathieu Marly (Sorbonne Université)

10 h 10 – 12 h 30 L’intime dans l’objectif, les hors-cadres de la colonisation
Présidence : Isabelle Surun (Université Lille 3)
- Pierre Guivaudon (Université Lille 3) : les visages du voyage. La pratique du portait chez les explorateurs français en Afrique dans le dernier tiers du XIXe siècle
- Lancelot Arzel (Sciences Po Paris) : la collection de l’officier belge Émile Lemery. Photographies, quotidien colonial et violences armées à l’Est du Congo Belge (1892-1895)
- Fanny Brülhart (Université de Lausanne / Paris I) : Missions en territoires colonisés : témoignages photographiques des Frères mineurs capucins à Madagascar

14 h - 16 h 15 Portraits croisés, le photographe et ses modèles
Présidence : Raphaëlle Branche (Université Paris Nanterre)
- Taline Ter Minassian (INALCO) : La collection Ronald Sinclair (Reginald Teague-Jones) de l’Imperial War Museum : renseignement et photographie
- Helihanta Rajaonarison (Université d’Antananarivo) : Photographies privées d’européens des années 1920-1930 à Tananarive à travers les archives photographiques du studio Ramilijaona
- Anaïs Mauuarin (Université Paris I) : Georges Duchemin, photographe en Aurès (1940). Penser la fonction sociale des images en situation coloniale

16 h 45 - 18 h 15 Images révélées, mises en scène et mémoires photographiques
Présidence : Fabrice Virgili (SIRICE/CNRS)
- Antoine Perrier (Sorbonne Université) : Les photographies de Gabriel Veyre : introduction et représentation du l’intimité du sultan marocain Moulay Abdelaziz dans le Maroc des années 1900
- Yves Denéchère (Université d’Angers) : « On a été chez le photographe avant de partir ». Dernières photos de famille des jeunes eurasien.nes « rapatrié.es » en France (1947-1963)

14 janvier 2020

9 h 30 Accueil des participants (entrée sur réservation)

10 h – 12 h 15 Albums de famille, les pages d’une archive intime
Présidence : Emmanuelle Sibeud (Université Paris 8)
- Édouard de Saint-Ours (University of St Andrews, Université du Havre) : L’empire de papier des Maitland Dougall. Performance de la mission impériale d’une lignée d’officiers de marine écossais dans un album photographique de famille (1865-1880)
- Laurence Américi (Université d’Aix-Marseille) : Regard sensible : le fonds photographique privé de l’officier colonial Désiré Sic, entre Maroc et Provence, 1912-1934
- Jean-Yves Puyo (Université de Pau) : Souvenirs photographiques d’Annam et de Cochinchine d’un simple soldat de la Coloniale (1947-1953)

13 h 45 – 15 h 15 Photographies comme objets, photographies des objets
Présidence : Aurélia Dusserre (Université Aix-Marseille)
- Claudine Piaton (INHA) : Home sweet home coloniaux. Intérieurs coloniaux dans des albums de famille (1880-1930)
- Manuel Charpy (CNRS) : Entre deux. Documenter une situation coloniale et postcoloniale (Congo, 1890-1980)

15 h 45 – 17 h 15 Photographies en réseau : humanités numériques, édition et muséographie
Présidence : Quentin Deluermoz (Université Paris 13)
- Benedetta Guerzoni (Urbino University) : La photographie privée dans la construction de l’imaginaire colonial en Italie : le développement des recherches depuis les années 1980
- Johan Lagae (Ghent University et Institut D’Études Avancées de Paris) Désorienter la “colonizing camera”. Sur l’usage de photographies historiques des premières décennies de la colonisation belge de l’Afrique centrale dans un contexte muséal
- Pierre Schill (Université Paul Valéry Montpellier III), Comment réveiller l’archive d’une guerre coloniale ? Regards croisés sur les photographies de Gaston Chérau, envoyé spécial du Matin lors de la "guerre italo-turque" en Tripolitaine (1911-1912)


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