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Appel
Date limite de soumission : lundi 23 février 2026
Appel à communication pour un panel organisé par Vanessa Cholez et Pascale-Marie Milan, dans le cadre du 4e congrès de l’AFEA, Marseille, 28-30 octobre 2026)
« Les communautés d’ethnicités diverses qui habitent les espaces montagnards d’Asie (Pamir, massif himalayen et massif du Sud-est asiatique) expriment leur attachement au territoire à travers des formes matérielles – monticules de pierres, autels, sanctuaires, etc. – et immatérielles – récits, rites, terminologies vernaculaires, etc. (Huber & Blackburn 2012, Schlemmer 2012). Ces attachements mettent en lumière des continuités ontologiques entre humains et non-humains invitant à appréhender ces derniers en tant qu’acteurs à part entière des territoires (Blondeau & Steinkellner, 1996 ; Toffin, 1987 ; Vidal, 1987). La littérature anthropologique décrit ces formes de confiance et de méfiance envers les non-humains en termes de « monde habité » (Ingold 2000) ou de paysages « spirituels » (Allerton 2009).
Depuis quelques décennies, ces territoires subissent une intensification des économies extractives (Wouters, 2020). Parallèlement, sous l’effet des dispositifs environnementaux internationaux, les États ont engagé un verdissement de leurs politiques nationales (Arantes 2024 ; Benabou & Harms, 2021). Dans ce contexte, la conservation et la restauration des milieux sont devenues des outils de gouvernance qui redéfinissent les manières locales d’habiter les territoires. Dans ces montagnes, comme dans d’autres régions du monde, cela génère des tensions avec les communautés qui occupent ces territoires, porteuses de cosmologies propres (Dussart et Poirier, 2017).
Cet atelier propose d’examiner les frictions, les négociations et les adaptations locales face aux dispositifs d’extraction, de conservation et de restauration des milieux vivants, y compris dans leurs dimensions patrimoniales. Ceux-ci imposent une vision naturaliste de l’environnement et mettent au défi les formes locales de production de la confiance envers les non-humains qui peuplent ou s’incarnent dans l’environnement. Comment ces communautés répondent-elles à ces politiques environnementales ? À partir de données empiriques, les propositions pourront explorer les réagencements observés à l’échelle locale, l’enrôlement et les chaînes d’acteurs multiples pour la gestion des ressources, ainsi que les dynamiques de lutte, de résistance ou les tactiques mises en œuvre face à des dispositifs de gestion contestés. »
Les propositions de communications d’une longueur de 2000 signes sont à envoyer, au plus tard le 23 février 2026, à vanessa.cholez chez yahoo.fr et pascalemariemilan chez gmail.com
Colloque
Du 28 au 30 octobre 2026 (Campus Saint-Charles, Marseille)
Page créée le dimanche 15 février 2026, par Webmestre.